Le patron de l’OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus, a prévenu hier mardi, de nouveaux cas d’hantavirus pourraient surgir dans les semaines à venir, après l’évacuation du navire de croisière MV Hondius.
La période d’incubation du virus, longue, justifie cette inquiétude. Pourtant, dans un message rassurant il affirme que le risque sanitaire mondial reste faible. À ce jour, onze cas ont été signalés, dont trois décès. Neuf infections sont confirmées au virus des Andes, deux autres sont probables. «Aucun signe d’une épidémie plus large» , a martelé Tedros.
L’OMS exige une surveillance sanitaire active de 42 jours pour tous les passagers évacués, jusqu’au 21 juin. En cas de symptômes : isolement et traitement immédiats.
L’Espagne a été acclamée pour son accueil du navire et son rôle dans l’évacuation. «Solidarité, compassion, bienveillance» , a souligné Tedros.
Le Premier ministre Sanchez, lui, parle d’un «succès» : 10 vols spéciaux, plus de 120 personnes évacuées en 48 heures. Le navire a quitté Tenerife le 11 mai. Il reste à bord 28 membres d’équipage.
La Commission européenne, l’ECDC et l’OMS continuent de coordonner suivi et rapatriements.
M. M.
Cas d’Hantavirus: L’OMS ne dit pas son dernier mot

