IRan: Plusieurs options sur la table face au rejet américain

L’Iran maintient sa position pour mettre fin au conflit au Moyen-Orient, malgré le rejet de sa réponse par les États-Unis. Le président Massoud Pezeshkian a affirmé, hier mardi, que plusieurs options s’offrent à son pays : «soit engager des négociations dans la dignité et l’autorité, tout en préservant les intérêts nationaux ; soit demeurer dans une situation de ni guerre ni paix ; soit persister sur la voie de la guerre et de la confrontation», a-t-il déclaré, cité par l’agence Irna.
Lors d’une réunion avec le commandant en chef et de hauts responsables de la Force de l’ordre, le président iranien a souligné que la victoire remportée sur le champ de bataille devait être complétée sur le terrain diplomatique, afin de consolider les droits du peuple iranien depuis une position de dignité et de puissance.
Le principal négociateur iranien, Mohammad Bagher Ghalibaf, a averti que la réponse de Téhéran aux États-Unis devait être acceptée en l’état, faute de quoi les négociations échoueraient.
«Il n’y a pas d’autre choix que d’accepter les droits du peuple iranien, tels qu’établis dans la proposition en 14 points», a-t-il écrit sur X. Il a interpellé les négociateurs américains : «Plus ils traîneront les pieds, plus les contribuables américains en paieront le prix.» En cas de reprise des attaques, l’Iran se tient prêt «à riposter et à donner une leçon».
Le contenu de la proposition américaine n’a pas été rendu public. Selon des médias, elle contient un protocole d’accord d’une page pour mettre fin aux combats et établir un cadre de négociations sur le nucléaire.
Dans sa réponse, Téhéran appelle à une fin immédiate des hostilités dans la région (y compris au Liban), à l’arrêt du blocus de ses ports par la marine américaine, ainsi qu’au dégel de ses avoirs détenus à l’étranger. Ce mardi, le porte-parole de la commission parlementaire iranienne de la sécurité nationale, Ebrahim Rezaei, a assuré que les députés examineraient la possibilité d’enrichir l’uranium à 90%, seuil permettant la fabrication d’armes nucléaires, en cas de reprise du conflit. «L’une des options de l’Iran pourrait être un enrichissement à 90%. Nous l’étudierons au Parlement», a-t-il écrit sur X.
Par ailleurs, le secrétaire américain à l’Énergie, Chris Wright, a reconnu que les États-Unis n’ont pas de plan précis pour transférer l’uranium enrichi hors d’Iran.
Selon les estimations des services de renseignement américains et de l’AIEA, environ 440 kg d’uranium enrichi à 60%, suffisant théoriquement pour environ dix bombes nucléaires, se trouvent encore en Iran, dont une grande partie «enfouie sous terre, à des profondeurs que les munitions américaines ne peuvent atteindre», selon un ancien analyste américain.
Enfin, le conseiller politique adjoint de la marine du Corps des Gardiens de la Révolution islamique, Mohammad Akbarzadeh, a affirmé que Téhéran surveille de près les mouvements dans la région et ne permettra aucune atteinte à ses eaux ni ses intérêts.
Malik M.