C’est la provocation de trop de la part de Paris. L’arrestation, mardi dernier, du chroniqueur algérien, Mehdi Ghezzar, ouvre un nouveau chapitre dans les relations entre l’Algérie et la France ou plutôt dans la crise qui les couve depuis l’été 2024. Chroniqueur et éditorialiste Algérien pour le compte de la chaîne internationale AL24 News, Mehdi Ghezzar a été arrêté près de son domicile, à Paris, par la police française, a rapporté l’agence officielle. Une information qui a provoqué une onde de choc notamment dans les rédactions ayant repris la nouvelle qui s’est propagée telle une traînée de poudre.
Daprès la même source, les forces de l’ordre à Paris, lui ont signifié qu’il était inscrit au fichier «S» ainsi qu’au fichier des personnes recherchées. (Un dispositifs d’exception réservés aux individus considérés comme pouvant représenter une menace grave pour la sûreté publique). C’est dire de la fabrication en toutes pièces de cette arrestation qui en vrai, cache une tentative de Paris d’employer encore une fois le chantage avec Alger, et ce après la confirmation de la peine du journaliste Christophe Gleises qui, rappelons-le, avait écopé de 7 ans de prison ferme pour «apologie de terrorisme».
Entré en Algérie en tant que touriste, le journaliste voulait réaliser un travail où est impliquée l’organisation terroriste MAK. Ainsi, Paris veut à travers l’arrestation de Ghezzar, jouer la carte dure et faire dans le chantage pour négocier la libération de Gleises.
Or, la comparaison n’a pas lieu d’être. Ghezzar a toujours était journaliste et n’a jamais été inquiété pour son travail. Faut-il d’ailleurs rappeler, qu’il chroniqueur à radio RMC, d’où il a finalement été renvoyé alors qu’il comptait parmi les voix les plus écoutées de l’émission les «Grandes Gueules», à la suite de ses prises de position sur le génocide à Ghaza. Depuis, Mehdi Ghezzar est «systématiquement retenu» lors de ses passages (entrées et sorties) dans les aéroports parisiens, dans un climat d’hostilité qui ne cesse de s’alourdir, et ce «sans aucune raison», déplore-t-il à chaque fois et dénonçant «une humiliation». C’est la preuve, en effet, que les autorités françaises lui cherchaient la petite bête depuis des mois, jusqu’à ce que l’occasion se présente avec l’annonce de la confirmation de la peine de Gleises, il y a une semaine par le Tribunal de Tizi-Ouzou. Ainsi, la justice française se rend coupable d’instrumentation de la part du pouvoir politique qui, finalement et malgré le départ de Bruno Retailleau, de Place Bauveau, n’a rien changé de ses méthodes envers Alger. Une haine anti-Algérie est bien enracinée au sein des institutions de … ce qui reste de la République française .
Farid B.
Arrestation de Mehdi Ghezzar dans une tentative d’exercer un chantage sur Alger: Paris, ou la provocation de trop !

