Le Fonds algérien des start-up (ASF) accélère son engagement en faveur de l’innovation nationale. Son directeur général, Anis Rahabi, a annoncé lors de la 4ᵉ Conférence africaine des start-up à Alger, une ambition claire : tripler le nombre d’entreprises accompagnées, en le portant de 130 à 380 d’ici 2027.
Pour y parvenir, l’ASF procède à une augmentation significative de son capital social, qui passera de 2,4 à 7 milliards de dinars.
Cette enveloppe renforcée doit lui permettre d’intensifier ses investissements en capital-risque, en prenant des participations temporaires dans des jeunes pousses à fort potentiel, souvent à un stade où le secteur privé reste prudent.
La stratégie du fonds public commence à porter ses fruits, avec une première «sortie» officiellement conclue. Après 18 mois d’accompagnement, la start-up Volz a réalisé une levée de fonds de 600 millions de dinars auprès d’investisseurs privés, permettant à l’ASF de céder sa participation de 26% avec un retour sur investissement multiplié par plus de 3,35.
Une seconde sortie, concernant une start-up spécialisée en intelligence artificielle, est attendue dans les prochains jours, suivie par cinq autres.
Tout en saluant la croissance «impressionnante» de l’écosystème et l’émergence possible de futures licornes algériennes, Anis Rahabi a souligné un défi majeur : l’adaptation du cadre juridique.
Il plaide notamment pour une révision des règles de transfert de capitaux à l’étranger, afin de permettre aux start-up algériennes de se projeter à l’international tout en maintenant leurs équipes et leur cœur de développement dans le pays. Cette évolution réglementaire apparaît comme une condition essentielle pour transformer l’essai et ancrer durablement l’innovation dans l’économie algérienne.
S. A.
Après le succès de Volz: L’ASF vise 380 start-up accompagnées

