L’allocation chômage en Algérie continue de susciter un vif intérêt, notamment à travers les ajustements récents visant à renforcer son efficacité et sa transparence.
Invitée de l’émission «L’invité du jour» sur la chaîne 3 de la Radio algérienne, Nour El Houda Khelili, sous-directrice de la coordination et du partenariat au ministère du Travail et de la Sécurité sociale, a détaillé les contours de ce dispositif social.
Elle a rappelé que les 140 000 demandes enregistrées sur la plateforme numérique «Minha» sont en cours de traitement et font l’objet d’un contrôle rigoureux grâce à l’interconnexion avec plusieurs bases de données nationales.
L’échéance fixée au 31 juillet prochain doit permettre de finaliser l’examen des dossiers dans les 278 agences locales réparties sur 58 wilayas.
Les conditions d’accès sont strictes : être de nationalité algérienne, âgé de 19 à 40 ans, primo-demandeur d’emploi, sans revenu ni pour soi ni pour son conjoint, et n’avoir bénéficié d’aucun dispositif public d’aide à l’emploi.
Les jeunes détenus ayant purgé leurs peines peuvent également y prétendre.
À l’inverse, toute affiliation à la sécurité sociale ou le refus d’une offre d’emploi, de formation ou d’une convocation entraîne la suspension, voire la suppression de l’allocation.
Le nouveau décret limite par ailleurs le renouvellement à une seule fois, pour une durée maximale de deux ans.
Le dispositif met désormais l’accent sur la formation et l’employabilité, avec une offre élargie allant des formations qualifiantes de six mois aux formations diplômantes de deux ans. Le refus d’une formation entraîne la perte de l’éligibilité.
Les résultats témoignent d’une dynamique constante : plus de 1,44 million de bénéficiaires orientés en 2025, dont 115 000 placés en emploi, et déjà 120 000 placements enregistrés en début d’année 2026. Les femmes représentent 72% des bénéficiaires, bien que leur insertion reste compliquée en raison du manque de qualification ou du choix de rester dans l’informel.
Trois profils dominent parmi les bénéficiaires : les sans qualification, les universitaires et les diplômés de la formation professionnelle, ces derniers étant les plus recherchés sur le marché du travail, notamment dans les métiers techniques. Les spécialités universitaires les plus demandées concernent l’informatique, l’électronique et l’électrotechnique.
Anais G.
Allocation chômage en Algérie: Un levier d’insertion professionnelle

