L’Autriche a annoncé hier samedi son intention d’interdire les réseaux sociaux aux moins de 14 ans, rejoignant ainsi un mouvement mondial qui prend de l’ampleur. Le gouvernement autrichien, issu d’une coalition de trois partis, a trouvé un accord de principe pour protéger les enfants des «algorithmes addictifs». «Nous ne resterons plus les bras croisés face à ces plateformes qui rendent nos enfants dépendants et, souvent, malades», a déclaré le vice-chancelier Andreas Babler.
La mesure, qui doit encore être finalisée, s’appuiera sur des outils de vérification de l’âge respectueux de la vie privée. Quelques jours plus tôt, l’Indonésie est passée à l’acte : depuis hier samedi, les moins de 16 ans sont officiellement privés d’accès aux réseaux sociaux.
Près de 70 millions d’enfants sont concernés dans l’archipel de 284 millions d’habitants.
Les plateformes comme Instagram, TikTok, YouTube ou X doivent désactiver les comptes des mineurs sous peine d’amendes ou de suspension. Le gouvernement a prévenu qu’il n’y aurait «aucune marge de
compromis».
L’Algérie s’inscrit dans cette dynamique. Une proposition de loi visant à encadrer, voire interdire, l’accès des mineurs aux réseaux sociaux a été récemment adoptée. Portée par un député, cette initiative répond aux préoccupations croissantes des familles et des éducateurs face aux risques de cyberharcèlement, d’addiction et d’exposition à des contenus inappropriés. Si les modalités précises restent à définir, l’adoption de ce texte marque une avancée législative majeure. L’Australie avait ouvert la voie en 2024 en devenant le premier pays à exclure les moins de 16 ans des réseaux sociaux.
En Europe, la France appliquera une interdiction pour les moins de 15 ans à la rentrée de septembre, tandis que l’Espagne, le Danemark et le Royaume-Uni préparent également des mesures.
Partout, les mêmes défis se posent : comment contrôler l’âge sans violer la vie privée, et comment éviter les contournements techniques ?
Après des années de laisser-faire, les États reprennent la main face aux géants du numérique, avec une conviction commune : l’enfance ne doit pas être sacrifiée sur l’autel des algorithmes.
N. C
Algérie, Autriche, Indonésie: La vague des interdictions des réseaux sociaux pour mineurs s’étend

