Alger accélère : Le métro entre dans une nouvelle ère

Le ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, Lakhdar Rekhroukh, a donné ce mardi le coup d’envoi d’une phase décisive du projet d’extension du métro d’Alger, depuis la station du pôle universitaire d’El Harrach. Ce chantier stratégique marque l’entrée dans une nouvelle étape d’aménagement des stations et tunnels, avec l’installation du système global sur les lignes Aïn Naâdja–Baraki et El Harrach–Aéroport Houari Boumédiène, en passant par l’université de Bab Ezzouar.
L’objectif est clair : doubler la longueur du réseau, passant de 19 à 32 km, et porter le nombre de stations à 32, pour une meilleure desserte des quartiers résidentiels, des pôles universitaires et des infrastructures vitales de la capitale. Les travaux en cours incluent la pose des rails, l’installation des systèmes de communication, d’électricité et d’équipements techniques de dernière génération, garantissant une exploitation conforme aux standards internationaux de sécurité et de performance. Le ministre a annoncé que la fréquentation annuelle du métro devrait bondir de 45 à 85 millions de passagers, une hausse spectaculaire qui témoigne de l’impact attendu sur la mobilité urbaine.Ce projet repose sur une approche participative, associant entreprises nationales et partenaires étrangers, avec un accent fort sur le transfert de savoir-faire et la montée en compétence des ressources humaines locales. Le respect des délais contractuels est présenté comme un impératif, avec une coordination rigoureuse entre les acteurs du chantier et une mise en service progressive des tronçons.Pour Lakhdar Rekhroukh, cette extension du métro d’Alger incarne l’engagement de l’État à doter la capitale d’infrastructures modernes, sûres et connectées, capables de répondre aux besoins croissants des citoyens et de renforcer les liens entre les zones stratégiques, notamment l’aéroport international et les grands pôles urbains.
A.L.A