Ahmed DjeDdaï tente son come-back, Ouazar rejoint le RCD: D’anciens députés des années 1990 se relancent

Al’approche des élections législatives du 2 juillet prochain, plusieurs anciens députés ayant siégé au cours de la législature 1997-2002 ont décidé de renouer avec la compétition électorale, selon des sources politiques.
Parmi eux, Ahmed Djeddaï, ancien secrétaire national et ancien président de l’instance présidentielle du Front des forces socialistes (FFS), a manifesté son intention de figurer sur la liste du parti dans la capitale. Médecin de formation, Djeddaï avait déjà siégé à l’Assemblée populaire nationale entre 2001 et 2002, en remplacement du regretté Sid Ahmed Djebaili, figure historique du FFS. Si son dossier est validé, il fera son retour dans un paysage politique profondément transformé, où nombre de ses anciens camarades ont disparu ou sont frappés par la limitation des mandats ou l’âge de la retraite politique.
Ce retour constitue un défi majeur, tant pour l’intéressé que pour son parti, désormais dirigé par la troisième génération de responsables, dont l’approche politique et le rapport au pouvoir diffèrent de ceux du fondateur historique, Hocine Aït Ahmed.
De son côté, Hamid Ouazar, ancien député FFS exclu du parti, a annoncé son ralliement à la liste du Rassemblement pour la culture et la démocratie (RCD). Il voit dans cette alliance une forme de coopération politique visant à soutenir le changement et à construire une alternative démocratique.
Pour lui, l’heure est à dépasser les calculs étroits et à s’ouvrir à de nouvelles formules de travail commun entre les forces défendant les libertés et l’État de droit.
Ouazar estime que sa brève expérience parlementaire lui a permis de mesurer les limites de l’action législative dans les équilibres actuels.
Il souhaite aujourd’hui contribuer à redonner à l’institution législative son rôle véritable d’espace de débat et de contrôle. Son ambition, dit-il, n’est pas seulement d’obtenir un siège, mais de participer à une dynamique nouvelle capable de restaurer la confiance entre les citoyens et les institutions .
F. B.