À Tizi-Ouzou comme à Béjaïa, citoyens et acteurs de la société civile répondent à l’aventurier terroriste Meheni: La Kabylie est algérienne !

Bien que ce soit un non-événement, l’action aventurière de prétendue déclaration d’indépendance de la Kabylie, prônée par le terroriste Ferhat Meheni, a des réponses sans équivoque des enfants de cette même région, attachée corps et âme à son algérianité et à l’unité de ce pays. À Tizi-Ouzou comme à Béjaïa où l’organisation terroriste MAK prétend avoir des soutiens, des auteurs de la société civile sont sortis dans la rue et organisé des rencontres pour réitérer, si besoin est, leur attachement à l’unité de l’Algérie une et indivisible.
«Il n’y a pas de Kabylie sans l’Algérie ni d’Algérie sans la Kabylie», a-t-on crié d’une seule voix.
À Tizi-Ouzou, hier, le bureau de wilaya de l’Union générale des travailleurs algériens (UGTA), a organisé une marche pacifique dans les rues de la capitale du Djurdjura, pour crier haut et fort «Algérie une et indivisible», comme l’a exprimé Kamel Eddine Limani, secrétaire général de wilaya de la centrale syndicale. Les participants, munis de drapeau national, ont brandi des slogans contre la division et les tentatives de déstabilisation de l’Algérie, menée par procuration par des traîtres à la nation.
De leur côté, des participants à une rencontre de la société civile de la wilaya de Béjaïa, ont réaffirmé leur attachement «viscéral» à l’unité nationale, dénonçant toutes les tentatives visant à porter atteinte à l’intégrité de l’Algérie.
L’Algérie est un pays «uni et indivisible» et la Kabylie en est «partie intégrante», ont insisté des élus locaux, des écrivains, des artistes et des acteurs de la société civile lors de cette rencontre organisée, samedi dernier, à la bibliothèque principale de lecture publique Tahar-Amirouchen.
L’activité initiée par l’association «Espoir pour le développement de la wilaya de Béjaïa», a regroupé toutes les tendances politiques malgré leur différences autour d’un seul mot d’ordre : l’unité nationale. Ainsi, le P/APC (indépendants) de Darguina, Madjid Bektache, a estimé que «la grande leçon que nousdevons retenir aujourd’hui était le sacrifice des martyrs pour la libération du pays du joug colonial».
«Le pays qui a vécu toutes ces épreuves et pour lequel le sang des Chouhada a coulé, ne sera jamais à vendre», a-t-il clamé, ajoutant que «toute tentative de division de ce pays est preuve d’un reniement des origines».
Pour sa part, le P/APC de la commune de Tifra, Rabah Meksem, a estimé que malgré la diversité, «nous vivons, aujourd’hui dans l’union et personne n’a le droit de venir nous dicter ce que nous devons faire».
Le P/APW, Bachir Barkat, a de son côté soutenu que pour les Algériens, «il n’y a aucun doute quant à l’unité du pays». Et à l’écrivain en langue amazighe et éditeur, Brahim Tazaghart, d’appeler les Algériens des différentes régions du pays à l’unité et à la cohésion, rappelant que nos ancêtres se sont unis durant la Guerre de libération.
L’autre réponse, est venue en outre d’un parti à l’ancrage indiscutable en Kabylie, à savoir le FFS.
Son premier secrétaire national, Youcef Aouchiche, est parti à l’Est du pays, Annaba, pour répondre à l’aventurier terroriste Meheni, expliquant que la diversité politique et culturelle doit s’exercer «dans
un cadre national et unificateur». Appelant à «rejeter les discours de sédition et de fitna qui visent à semer la discorde entre les enfants d’une même patrie». Aouchiche a insisté, lors d’une conférence politique organisée par son parti, sur la nécessité de «ne pas céder à ces discours qui cherchent à désagréger à la société et à semer la division en son sein». C’est dire du rejet en bloc que l’action d’hier en France, d’ailleurs interdite par arrêté préfectoral des Yvelines, a subi des citoyens et acteurs de la société civile de cette même Kabylie que ses initiateurs prétendent représenter.
Farid B.