Une plume qui aura marqué plusieurs générations vient de se taire. Hamid Tahri, journaliste, écrivain et sociologue, cofondateur du quotidien El Watan, s’est éteint vendredi soir à l’hôpital Mustapha-Bacha d’Alger, à l’âge de 76 ans, des suites d’un accident vasculaire cérébral survenu il y a environ un mois et qui l’avait plongé dans le coma.
Un communiqué du quotidien francophone a rendu hommage à un passionné de la plume, grand travailleur et fin observateur de la société algérienne. Formé sur les bancs de l’université en sociologie, Hamid Tahri avait choisi très tôt de se consacrer entièrement au journalisme, un métier qu’il a exercé avec rigueur et talent dès le milieu des années 1970 au sein du quotidien El Moudjahid.
Il y couvrait alors principalement l’actualité sportive nationale et internationale, avant d’élargir progressivement son champ d’action à la politique, à la culture et à l’économie, s’imposant ainsi comme l’un des rares journalistes véritablement polyvalents de sa génération.
Vingt ans plus tard, en 1990, il met cette expérience et cette vision au service du paysage médiatique
national en devenant l’un des membres fondateurs du quotidien El Watan, aux côtés d’une vingtaine
d’autres confrères. C’est au sein de cette rédaction qu’il s’est particulièrement illustré au sommet de
son art, marquant de son empreinte professionnelle plusieurs générations de journalistes formés sous
sa direction, jusqu’au malaise qui l’a emporté un mois avant sa disparition.
La Direction générale de la communication à la Présidence de la République a adressé, hier samedi, ses condoléances à la famille du défunt, saluant en Hamid Tahri l’une des plumes émérites de la presse écrite algérienne et rappelant le parcours d’un journaliste qui aura, tout au long de sa carrière, incarné l’exigence et la polyvalence.
La rédaction d’Algérie Confluences s’associe à cette douleur et présente à la famille, aux proches et à l’ensemble des confrères de Hamid Tahri ses condoléances les plus sincères.
À travers lui, c’est une part de l’histoire de la presse algérienne indépendante qui s’en va une rigueur, un regard et une exigence professionnelle qui continueront d’inspirer ceux qui, aujourd’hui, exercent ce métier. À Dieu nous appartenons et à Lui nous retournons.
N. C.
Hamid Tahri s’est éteint : La presse algérienne perd l’une de ses plumes les plus respectées
