Un site à l’arrêt qui retrouve son souffle industriel. Jeudi dernier, à Constantine, les lignes de production de l’ancienne entreprise HUP Pharma ont commencé à redémarrer sous la supervision directe du Directeur général du groupe Saidal, Younès Bouarara. L’opération, conduite conformément aux orientations du ministre de l’Industrie pharmaceutique, Ouacim Kouidri, place désormais le site sous l’exploitation opérationnelle du groupe public, annonce un communiqué du ministère.
Rien n’a été laissé à l’improvisation. Le ministère insiste sur le caractère progressif et étudié de la démarche, pilotée par les cadres de Saidal, qui doit permettre d’optimiser l’exploitation des capacités et des moyens disponibles sur le site tout en tenant compte des exigences techniques, des ressources humaines et des besoins réels du marché national.
La remise en service des différentes lignes suivra ainsi un ordre de priorités dicté par l’importance des
produits pour les patients et pour le système de santé, l’objectif affiché étant de renforcer leur disponibilité et de prévenir toute rupture d’approvisionnement.
La dimension humaine occupe une place centrale dans ce redémarrage. La réintégration des travailleurs et des employés de l’ex-HUP Pharma se fera progressivement, au rythme des besoins de chaque étape de la relance, avec une volonté affirmée de valoriser l’expérience et les compétences que ce personnel a accumulées dans le secteur pharmaceutique.
Une manière, pour Saidal, de ne pas repartir de zéro mais de capitaliser sur un savoir-faire déjà constitué sur place.Le temps de la réorganisation appelait une solution transitoire : le communiqué précise que certains produits pharmaceutiques, jusqu’ici fabriqués à l’unité Saidal de Médéa, seront temporairement transférés vers le site constantinois, le temps que la production s’y stabilise.
Un arbitrage logistique destiné à garantir que le rythme de fabrication ne faiblisse pas et que ces
produits restent disponibles sur le marché national durant toute la phase de transition.
Au-delà de l’aspect opérationnel, cette relance s’inscrit dans une orientation stratégique plus large du groupe public : renforcer ses capacités de production, valoriser ses sites industriels et ses ressources humaines, et consolider les compétences nationales dans un secteur jugé stratégique pour la sécurité
des médicaments.
Le site de Constantine devient ainsi une nouvelle pièce dans l’effort de structuration de l’industrie pharmaceutique algérienne un effort qui vise, in fine, à garantir que le marché national ne dépende pas de la seule importation pour ses médicaments essentiels.
Anais G.
un pas de plus vers la souveraineté pharmaceutique: Saidal relance le site de Constantine
