Les institutions palestiniennes chargées des droits des prisonniers ont publié un rapport alarmant à l’occasion de la Journée mondiale de la liberté de la presse, dénonçant une intensification des atteintes contre les journalistes dans les territoires occupés depuis près de trois ans.
Selon ce document, plus de 260 journalistes auraient perdu la vie et plus de 240 autres auraient été arrêtés. Actuellement, environ 40 journalistes restent détenus, dont plusieurs placés en détention administrative sans inculpation précise.
Le rapport mentionne également des cas de disparitions forcées, ainsi que la détention de femmes journalistes.
Les organisations accusent les autorités d’occupation de mener une politique visant à réduire au silence les médias palestiniens, à travers des arrestations, des restrictions de déplacement, des interdictions de couverture et des pressions constantes.
Elles évoquent aussi des conditions de détention particulièrement dures, incluant mauvais traitements, privation de soins et violences physiques et psychologiques.
Le rapport cite plusieurs cas individuels illustrant la gravité de la situation, affirmant que certaines détentions ont conduit à de lourdes dégradations de santé, voire à des décès.
Enfin, les institutions appellent la communauté internationale à intervenir pour protéger les journalistes, exiger la libération des détenus et engager des poursuites contre les responsables de ces violations, qu’elles qualifient de graves atteintes au droit international humanitaire.
M. M.
Plus de 260 journalistes tués dans les territoires palestiniens

