Au moins 64 000 enfants sont devenus orphelins à Ghaza après deux années d’agression génocidaire perpétrée par l’occupation sioniste, selon un triste décompte du ministère palestinien du Développement social. Depuis le début de l’offensive barbare en octobre 2023, des milliers de familles ont été décimées, et la plupart de ces jeunes victimes ont perdu un père, une mère, ou les deux à la fois. Ils payent le plus lourd tribut d’une guerre qui ne vise rien moins que l’anéantissement du peuple palestinien. Mais la perte des parents n’est que la première de leurs épreuves.
Ces enfants, livrés à eux-mêmes dans un enfer de béton et de poussière, doivent affronter des conditions de vie que l’on n’ose même pas qualifier d’humaines. Déplacés de force à plusieurs reprises, chassés de leurs maisons détruites par les bombardements, ils errent désormais dans ce qu’il reste d’un territoire dévasté. Les écoles, les hôpitaux, les centres de soins : tout a été systématiquement bombardé ou rendu inopérant.
L’éducation est suspendue, les soins médicaux sont quasi inexistants, et la famine frappe chaque jour un peu plus fort, alors que la nourriture et les médicaments viennent à manquer cruellement, étranglés par un blocus criminel.
«La destruction des foyers de l’enfance a entraîné la dispersion des orphelins entre des centres d’accueil temporaires et des abris qui ne réunissent pas les conditions de stabilité les plus élémentaires», a déploré Aziza al-Kahlout, porte-parole du ministère. Elle a ajouté que les restrictions imposées par l’occupation et la fermeture systématique des points de passage empêchent l’acheminement de l’aide humanitaire la plus vitale, condamnant ces enfants à une survie impossible.
Face à cette catastrophe annoncée, les institutions locales chargées de protéger les orphelins sont totalement dépassées. Raafat Janina, directeur général des projets de l’association caritative Al-Baraka, a expliqué que ces structures font face à des difficultés colossales en raison de l’augmentation fulgurante du nombre d’enfants pris en charge et du manque criant de financements extérieurs.
Les besoins explosent tandis que les dons se tarissent, abandonnant les plus vulnérables à leur sort.
En conséquence, Janina a lancé un appel urgent et solennel à la communauté internationale, lui demandant de cesser sa lâcheté et son silence. Il a réclamé la mise en place d’allocations mensuelles pour chaque orphelin, la réhabilitation d’urgence des institutions éducatives détruites, et le lancement immédiat de programmes de soutien psychologique intensifs pour tenter de sauver ce qu’il reste de l’enfance palestinienne. Car derrière les chiffres, il y a 64 000 regards éteints, 64 000 vies brisées que l’Occident regarde mourir sans broncher.
L’heure n’est plus aux déclarations, mais aux actes. La Palestine et ses enfants méritent la justice.
Malik M.
L’enfance palestinienne sacrifiée:64 000 orphelins en deux ans de génocide sioniste à Ghaza

