Hacène Kacimi sur les Législatives du 2 juillet: «Toutes les conditions sont réunies pour une réussite totale»

L’expert et analyste politique Hacène Kacimi l’affirme sans ambages : les élections législatives du 2 juillet prochain seront une réussite.
Invité ce dimanche de l’émission «L’invité du jour» sur la Chaîne 3 de la Radio algérienne, il a balayé d’un revers de main tout scepticisme. Selon lui, tous les aspects ont été pris en compte, et le scrutin se déroulera dans des conditions optimales, avec «une concurrence saine, loyale et compétitive entre tous les partis politiques».
Revenant sur les déclarations choc du président Tebboune concernant le nomadisme politique, Kacimi a été sans appel : cette pratique, héritée de l’ancien dispositif législatif, est aujourd’hui interdite et sévèrement sanctionnée. «La loi sera appliquée dans toute sa rigueur», a-t-il averti, promettant qu’aucun élu ne pourra plus changer de camp comme on change de chemise.
L’expert a également salué l’attention particulière que le président Tebboune porte à la diaspora algérienne. «Ce sont des signaux très forts», a-t-il souligné.
Avant de corriger le tir sur un point de vocabulaire qui a son importance :
«Il ne faut plus parler de migrants algériens, il faut parler de communauté algérienne à l’étranger».
Une manière de redonner ses lettres de noblesse à une force vive du pays, appelée à jouer un rôle clé dans le développement et l’édification nationale.Sur le plan économique, Kacimi est tout aussi enthousiaste. L’Algérie, dit-il, est engagée dans «un processus très fort» qui s’étend sur tout le territoire. Objectif : un PIB à 400 milliards de dollars fin 2027, un objectif «plus que réalisable» selon les chiffres du FMI. Mais la vraie révolution, c’est celle de la transformation locale. «L’Algérie ne vendra plus ses matières premières à l’état brut», martèle-t-il, reprenant la formule du président. Place à l’industrie manufacturière, pétrochimique et pharmaceutique, ainsi qu’à la transformation de l’ammoniaque, de l’urée et de l’hydrogène vert. «Des recettes très fortes et très importantes pour l’économie nationale», conclut-il
Lotfi L.-E.