Le Niger a renouvelé, ce week-end, ses accusations contre la France, qu’il soupçonne de financer le terrorisme sur son sol.
Le ministre nigérien des Affaires étrangères, Bakary Yao Sangaré, a affirmé que certains pays prétendent coopérer avec son pays dans la lutte contre le terrorisme tout en s’employant parallèlement à «l’alimenter, le financer et le soutenir».
Dans une déclaration accordée à l’agence Reuters en marge de sa participation au Forum international de Dakar sur la paix et la sécurité en Afrique, M. Sangaré a clairement indiqué que ces accusations visaient la France. «Notre pays est devenu victime de ses propres richesses», a-t-il déclaré, estimant que le terrorisme sert de prétexte pour exploiter les ressources naturelles du Niger.
Il a appelé à l’ouverture d’un dialogue africain afin de s’attaquer aux racines des crises et de renforcer la transparence dans la gestion des richesses.
Ces déclarations interviennent dans un contexte de tensions croissantes entre Niamey et Paris depuis l’arrivée au pouvoir des militaires au Niger.
Le président du pays, le général Abdoulaye Tiani, avait déjà dénoncé l’implication présumée de la France et d’autres puissances étrangères dans des attaques perpétrées sur le territoire national .
M. M
«Victime de nos richesses»: Le Niger accuse Paris d’exploiter le terrorisme
