Le Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations unies (OCHA) a alerté, dimanche dernier, sur les conséquences préoccupantes des tensions régionales au Moyen-Orient, qui relèguent au second plan la crise humanitaire «extrêmement grave» que traverse la bande de Ghaza.
La porte-parole de l’OCHA, Olga Cherevko, a souligné que les récents développements dans la région ont contribué à détourner l’attention internationale de l’enclave palestinienne, alors même que la situation sur le terrain «reste critique».
Les bombardements meurtriers des forces sionistes sur Ghaza se poursuivent quotidiennement, tandis que l’entité sioniste entrave l’acheminement des aides convenues — nourriture, médicaments, fournitures médicales et matériaux destinés aux abris.
Près de 2,4 millions de Palestiniens vivent dans la bande de Ghaza, dont environ 1,5 million de personnes déplacées, dans des conditions qualifiées de «catastrophiques».
Mme Cherevko a décrit des conditions de vie «extrêmement difficiles», marquées par des déplacements massifs de la population.
Des milliers de personnes continuent de survivre dans des abris de fortune ou au milieu des décombres, dans un climat de peur permanente alimenté par la répétition quasi quotidienne des attaques. L’accès humanitaire demeure sévèrement restreint : plus de la moitié du territoire est inaccessible en raison de la présence des forces sionistes.
Le système de santé, quant à lui, est gravement fragilisé. Seuls 42% des établissements de santé sont actuellement opérationnels, et la plupart ne le sont que partiellement, faute d’équipements et de matériaux nécessaires à leur réhabilitation, en raison des restrictions imposées aux points de passage.
La porte-parole de l’OCHA a averti que les restrictions à l’entrée des travailleurs humanitaires internationaux, ainsi que toute nouvelle perturbation des opérations d’aide, pourraient avoir des conséquences dévastatrices pour la population palestinienne.
Malik M.

