Selon des informations du Wall Street Journal citant des responsables américains, Donald Trump aurait confié à ses conseillers sa disposition à mettre fin à la campagne militaire contre l’Iran, même si le détroit d’Ormuz restait largement fermé. Cette décision traduirait la volonté du président américain de ne pas prolonger le conflit au-delà des quatre à six semaines qu’il avait lui-même évoquées, rapporte l’agence Reuters. Cet article, publié en ligne lundi soir aux États-Unis, intervient alors que Donald Trump avait menacé plus tôt dans la journée de détruire les infrastructures électriques iraniennes, ainsi que les usines de désalinisation et les puits de pétrole du pays.
Il exigeait de Téhéran la réouverture du détroit d’Ormuz, actuellement bloqué de facto, et l’acceptation d’un accord avec Washington.
Une médiation pakistanaise en cours
Des efforts diplomatiques sont menés par le Pakistan, qui a proposé d’accueillir des pourparlers entre les parties prenantes au conflit et a réuni ce week-end les chefs de la diplomatie de plusieurs pays de la région. Parallèlement, un média iranien a fait état hier mardi d’informations «initiales» faisant état de frappes ayant visé des «sites militaires» dans le centre de l’Iran, sans que l’ampleur des dégâts ou le nombre de victimes potentielles ne soient encore connus.
Akbar Salehi, responsable de la sécurité au sein du bureau du gouverneur de la province d’Ispahan, cité par l’agence Fars, a confirmé que des sites militaires dans cette région avaient été ciblés.
Par ailleurs, un pétrolier koweïtien, l’Al Salmi, a pris feu hier mardi alors qu’il était à quai dans le port de Dubaï, aux Émirats arabes unis, après avoir été attaqué par les forces iraniennes, selon la Kuwait Petroleum Corporation (KPC), compagnie pétrolière publique.
À pleine charge au moment de l’incident, survenu vers 00h10 locale (20h10 GMT), le navire a été pris en charge par les services d’urgence et les pompiers, dépêchés immédiatement sur place.
Aucun blessé n’est à déplorer et les 24 membres d’équipage sont sains et saufs, ont indiqué les autorités locales. Téhéran n’a pas encore réagi à cet incident.
Lundi dernier, le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, a accusé certains pays européens de garder le silence face aux «attaques brutales dirigées contre le peuple iranien» et de se concentrer uniquement sur les conséquences économiques du conflit.
Lors d’un entretien téléphonique avec son homologue français Jean-Noël Barrot, il a averti que l’Iran poursuivrait ses opérations défensives, y compris des frappes contre des bases militaires américaines et israéliennes dans la région, et que toute provocation liée au détroit d’Ormuz, y compris dans le cadre des Nations unies, risquait d’aggraver la crise.
Malik M.
