Sel iodé: Un simple geste pour prévenir les carences en iode

L’Organisation de protection des consommateurs rappelle que le sel non iodé n’est pas dangereux, mais que l’enrichissement du sel en iode constitue une mesure préventive essentielle pour la santé publique.
L’iode, bien que présent en très petite quantité, joue un rôle central dans le bon fonctionnement de la glande thyroïde. Il participe à la production des hormones thyroïdiennes, indispensables à la croissance, au métabolisme et aux différentes fonctions corporelles, et est crucial pour le développement cérébral des enfants. Une carence en iode peut provoquer des troubles tels que le goitre ou des retards dans le développement, ce qui explique l’intérêt de cette supplémentation universelle.
Le sel a été choisi comme vecteur de l’iode car il est consommé quotidiennement par la majorité des populations, garantissant ainsi un apport régulier et efficace sans modifier les habitudes alimentaires.
En Algérie, les sols pauvres en iode rendent les aliments insuffisants pour couvrir les besoins journaliers. C’est pourquoi la législation impose aux producteurs d’ajouter au moins 55 mg d’iode par kilogramme de sel. Cette initiative vise à réduire les carences, protéger la santé de la thyroïde et favoriser le développement physique et mental des enfants. À l’échelle mondiale, la concentration d’iode dans le sel iodé varie généralement entre 30 et 100 mg par kilogramme, offrant une solution simple mais efficace pour la prévention des carences.
N. C.