Le chef de l’état s’est exprimé sur les questions internationales, et les relations de l’Algérie avec les autres pays. Ce qui est à signaler est son refus de répondre en ce qui concerne la France, relevant que l’Algérie entretient de bonnes relations avec les grandes puissances.
«Avec les grands pays, on s’entend», a-t-il lancé, lors de son interview avec des représentants de médias nationaux diffusée dans la soirée de samedi, en exprimant la volonté constante de l’Algérie de demeurer une force de stabilité.
Il a mis en avant les «relations privilégiées» liant l’Algérie à des pays européens amis, à l’instar de l’Italie, de l’Espagne, de l’Allemagne et d’autres états, ajoutant que l’Algérie entretient également de bonnes relations avec de grandes puissances, telles que les états-Unis d’Amérique, la Russie et la Chine.
Concernant les relations avec la France, le président de la République s’est contenté d’exprimer tout son respect à Mme Ségolène Royal (présidente de l’Association France-Algérie), qui a récemment effectué une visite en Algérie, la félicitant pour «son courage, son honnêteté intellectuelle et sa franchise».
S’agissant de la visite prévue prochainement de la présidente du Conseil des ministres italien en Algérie, le président de la République a indiqué qu’elle permettra d’évaluer tout ce qui a été accompli en matière de relations économiques et d’examiner les moyens de les développer davantage, insistant sur la nécessité de lancer une chambre de commerce algéro-italienne.
Le chef de l’état a noté également les bonnes relations avec les pays voisins dont la Mauritanie, le Niger (annonçant lui avoir adressé une invitation officielle au Président de ce pays à effectuer une visite en Algérie), et le Burkina Faso.
Évoquant le Mali, Il a rappelé l’histoire commune, avant de mettre en garde contre ceux qui se rendent dans ce pays pour l’armement et la spoliation des biens.
Répondant à une question sur la Libye, le président de la République a rappelé l’histoire commune des deux pays dans la lutte contre le colonialisme, soulignant que «tout ce qui touche ce pays touche aussi l’Algérie». Après avoir mis en exergue le rôle du Mécanisme tripartite des pays voisins (Algérie, égypte, Tunisie) et des réunions périodiques des ministres des Affaires étrangères de ces pays sur la situation en Libye, le président de la République a insisté sur la nécessité de «permettre aux Libyens de décider de l’avenir de leur pays et de choisir leurs représentants», soulignant l’importance des élections législatives dans ce processus, comme l’a affirmél’Organisation des Nations unies.
Le chef de l’état a évoqué également les bonnes relations de l’Algérie avec des pays arabes notamment l’égypte, l’Arabie Saoudite, le Koweït et le Qatar. Il a, en revanche, indiqué qu’un «micro-état a tenté de s’ingérer dans nos élections et dans d’autres dossiers», en allusion aux émirats arabes unis.
F. H.
Abdelmadjid Tebboune:«Avec les grands, on s’entend»
