Education nationale: Saâdaoui détaille sa stratégie devant le Parlement

Le ministre de l’Éducation nationale, Mohamed Saâdaoui, a présenté ce lundi devant la commission compétente du Conseil populaire national (CPN) la stratégie et le programme d’action futur de son département. Cette feuille de route, issue du plan gouvernemental et du programme du président de la République, vise à améliorer la qualité de l’enseignement sous ses dimensions pédagogique, gestionnaire et infrastructurelle, pour parvenir à une «école de qualité garantissant l’égalité des chances pour tous les élèves». Face à l’augmentation continue des effectifs scolaires, le ministre a souligné la nécessité de créer de nouveaux postes budgétaires, de renforcer l’encadrement pédagogique et de réaliser des établissements supplémentaires.
Il a précisé que le parc national comptait, au 31 décembre 2025, 30 308 structures éducatives, soit une augmentation de 607 établissements pour l’année scolaire en cours. Le corps enseignant s’élève, quant à lui, à 630 641 professeurs toutes catégories confondues. Pour améliorer les conditions d’apprentissage,
M. Saâdaoui a indiqué que le secteur s’est engagé dans la réalisation d’un nombre conséquent de nouveaux établissements.
Les enveloppes financières allouées à la construction et à l’équipement ont été substantiellement augmentées afin de créer des infrastructures modernes adaptées aux exigences pédagogiques.
Il a particulièrement mis en avant la hausse significative des crédits dédiés aux complexes scolaires, reflet, selon lui, de l’engagement de l’État à fournir des installations modèles. Le ministre est également revenu sur les avancées permises par le statut fondamental des cadres de l’éducation, notamment la réduction du volume horaire des enseignants et la clarification précise de leurs missions et prérogatives. Sur le plan pédagogique, il a évoqué les améliorations apportées aux programmes, notamment en 3ᵉ année primaire, avec un recentrage sur les apprentissages fondamentaux :
renforcement de l’arabe, de l’histoire et de l’anglais, et augmentation de l’éducation physique à deux heures par semaine. Les efforts pour dynamiser la vie scolaire ont également été abordés, à travers le développement des activités sportives, scientifiques et culturelles, et l’organisation de compétitions nationales visant à stimuler l’innovation et les talents des élèves. En conclusion, M. Saâdaoui a révélé une augmentation majeure des investissements du secteur. L’enveloppe financière pour la réalisation d’établissements scolaires est passée de 67 milliards de dinars dans la loi de finances 2025 à 150 milliards dans celle de 2026, une progression qui traduit, selon ses termes, «la forte volonté de l’État de soutenir l’école algérienne» .
S. G