Future loi des partis politiques: FNA, TAJ et PLJ auditionnés

La Commission des affaires juridiques et administratives de l’Assemblée populaire nationale (APN) a auditionné, dimanche, dernier les représentants de trois partis politiques dans le cadre de l’examen du projet de loi relatif aux partis. Cette démarche consultative, saluée par les participants, vise à encadrer et à moderniser la vie politique nationale.
Le président de la commission, M. Abdelkader Toumi, a souligné l’importance de ce texte destiné à «règlementer la vie politique en Algérie».
Les formations politiques invitées – le Front national algérien (FNA), Tajamou Amel el Djazair (TAJ) et le Parti de la liberté et de la justice (PLJ) – ont présenté une série de propositions concrètes pour enrichir le projet. Le représentant du FNA, M. Berrabah Bentata, a plaidé pour l’introduction de la démocratie numérique, via des plateformes sécurisées pour le vote des adhérents, et pour la création d’une instance d’arbitrage interne indépendante.
Il a également insisté sur la nécessité d’une traçabilité financière complète des alliances politiques, afin d’assurer la transparence des financements de campagne, proposant de privilégier les sanctions financières aux peines d’emprisonnement.
Mme Soraya Louz, représentante du parti TAJ, a salué l’initiative présidentielle visant à organiser la vie partisane et à faire des partis «un partenaire actif dans l’édification de l’Algérie nouvelle».
Elle a souligné la nécessité de renforcer la démocratie interne, d’ancrer le principe de responsabilité effective et de lutter contre le nomadisme politique pour garantir la stabilité et la crédibilité de l’action politique. De son côté, M. Omar Tamchichat, représentant du PLJ, a rappelé la participation active de son parti à l’enrichissement du projet de loi.
Parmi les propositions retenues figurent des dispositions sur le mandat du président de parti et la réduction du nombre de wilayas requis pour créer une formation.
Le parti propose également de lutter contre le changement d’étiquette politique en cours de mandat, en alignant la loi sur les nouvelles dispositions constitutionnelles.
Cette séance d’audition illustre la volonté d’associer les principaux concernés à l’élaboration d’un cadre juridique modernisé, destiné à structurer la pratique politique, à en renforcer la transparence et à en faire un levier effectif du développement national.
Samira G.