Dans une étape qui révèle la profondeur d’une dérive politique et morale, le Royaume du Maroc a officiellement accepté de jouer un nouveau rôle dangereux de normalisation, en adhérant à ce qui est appelé le «Conseil de la Paix» suspect.
Ce conseil, chargé de superviser un plan de gestion en tutelle de la bande de Ghaza agonisante, est orchestré par une ancienne administration américaine dirigée par Donald Trump et comprend dans ses rangs un ensemble de personnalités connues pour leur soutien absolu à l’entité sioniste et à ses projets expansionnistes.
Cette approbation, comme l’a confirmé un communiqué du ministère marocain des Affaires étrangères, fait suite à un appel direct de Trump lui-même, sous le prétexte de la «deuxième phase» du soi-disant plan de paix américain, un plan rejeté par les Arabes et au niveau international car il entérine l’occupation et offre une légitimité à l’annexion et à la colonisation.
Pour polir cette image honteuse et en améliorer la façade, la source a prétendu que le monarque marocain exercerait ce rôle sous la couverture de sa présidence du soi-disant «Comité d’Al-Qods».
Mais l’amère réalité est que ce comité n’est qu’une entité factice et fragile, sans existence réelle sur le terrain, qui ne s’est pas réunie depuis des décennies.
Il est devenu un simple slogan creux que Rabat exploite comme une façade politique, dans une tentative désespérée de se doter d’une légitimité fallacieuse pour ses positions contradictoires, et de masquer sa coopération déclarée et secrète avec l’entité d’occupation.
L’invitation du Maroc à participer à ce «Conseil de Tutelle» sur le destin de Ghaza n’est rien d’autre qu’une récompense politique sordide accordée par Washington et Tel-Aviv à Rabat, en paiement de son accélération des voies de normalisation totale, horizontale et verticale, qui ont pénétré l’État dans tous les secteurs vitaux, de l’économie à la sécurité.
C’est aussi le prix de la poursuite d’une coopération militaire occulte qui a permis, selon des rapports crédibles, le passage de navires transportant des armes et du matériel de guerre de pointe au profit de l’armée d’occupation, au plus fort de sa guerre d’extermination contre le peuple palestinien à Ghaza.
C’est un choix historique qui sera enregistré dans la mémoire de la nation avec l’opprobre, en tant que complice d’un plan visant à étouffer la voix du droit palestinien et à permettre au projet sioniste d’atteindre ses objectifs sur les décombres des martyrs et du sang versé.
M. M.
Une récompense pour sa normalisation: Le Maroc s’engage dans la tutelle de Ghaza

