ASC 2025:L’Algérie s’impose comme le hub technologique de l’Afrique

Du 6 au 8 décembre 2025, l’Algérie accueillera la 4ᵉ édition de l’African Startup Conference (ASC 2025), un événement panafricain placé sous le haut patronage du président Abdelmadjid Tebboune.
Présentée par le ministre de l’Économie de la connaissance, des Startups et des Micro-entreprises, Noureddine Ouadah, cette conférence s’annonce comme un moment décisif pour l’avenir numérique du continent. Depuis sa création en 2020, l’ASC s’est imposée comme un rendez-vous incontournable pour les innovateurs africains.
Cette édition réunira plus de 25 000 visiteurs, 200 participants et de nombreuses délégations internationales, confirmant l’Algérie comme un acteur central de l’écosystème technologique africain. Le ministre Ouadah a insisté sur la portée stratégique de cette rencontre : «L’Afrique dispose désormais de son propre sanctuaire technologique», a-t-il affirmé, rappelant qu’autrefois, les startups africaines devaient se rendre en Europe ou aux États-Unis pour faire entendre leur voix. Aujourd’hui, l’Algérie ambitionne de devenir le cœur battant de l’innovation africaine, en offrant aux jeunes talents un espace pour se développer et se connecter aux investisseurs.
Inspirée par le modèle rwandais, l’Algérie entend aller plus loin. Sa croissance dans le secteur numérique est qualifiée d’exponentielle, portée par des partenariats stratégiques avec des pays leaders et par une volonté politique affirmée. L’ASC 2025 sera l’occasion de mettre en avant les réussites locales, mais aussi de favoriser les échanges et les collaborations régionales. L’objectif est clair : construire une souveraineté numérique africaine. Le ministre a souligné que cette conférence permettra un franc-parler nécessaire : «Nous avons les moyens de produire nos propres champions technologiques et d’écrire nous-mêmes notre destin numérique.»
Au-delà des chiffres et des ambitions, l’ASC 2025 incarne une vision : celle d’une Afrique capable de se libérer de la dépendance technologique extérieure, de valoriser ses propres talents et de bâtir un avenir numérique inclusif. Pour l’Algérie, ce rendez-vous est une vitrine internationale, mais aussi une étape vers la consolidation de son rôle de leader régional dans l’économie de la connaissance .
R. M.