Al’occasion de la Journée internationale de la fin de l’impunité pour les crimes commis contre des journalistes, célébrée chaque 2 novembre, le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, a lancé un appel solennel à la justice pour les professionnels des médias pris pour cible dans le monde entier. Il a particulièrement souligné la situation tragique dans la bande de Ghaza, qualifiée de «zone la plus meurtrière pour les journalistes», après plus de deux années d’agressions brutales menées par l’entité sioniste.
Dans son message, Guterres a dénoncé les multiples formes de violences auxquelles sont confrontés les journalistes dans leur quête de vérité : agressions verbales, intimidations judiciaires, attaques physiques, emprisonnement, torture, et dans trop de cas, l’assassinat pur et simple. Il a rappelé que près de 90% des meurtres de journalistes dans le monde restent impunis, une statistique alarmante qui révèle l’ampleur du déni de justice. «L’impunité n’est pas seulement une injustice pour les victimes et leurs familles. Elle constitue une atteinte directe à la liberté de la presse, une incitation à la répétition des violences, et une menace pour la démocratie elle-même», a-t-il affirmé.
Le chef de l’ONU a réitéré son appel à la mise en place d’enquêtes «indépendantes et impartiales» sur les crimes commis contre les journalistes, en particulier à Ghaza, où les professionnels des médias paient un lourd tribut pour avoir voulu témoigner de la réalité du terrain. Il a exhorté les autorités à engager des poursuites contre les responsables de ces actes et à garantir aux journalistes le droit d’exercer leur métier librement et en sécurité. Guterres a également attiré l’attention sur les violences en ligne ciblant les femmes journalistes, souvent impunies, mais dont les répercussions dans le monde réel sont graves et durables. «Lorsque les journalistes sont réduits au silence, c’est notre voix à tous qui s’éteint», a-t-il conclu, soulignant que la défense de la presse est indissociable de la défense des droits humains et de la dignité des peuples .
M. M.
Ghaza, tombeau de la vérité: Guterres exige justice pour les journalistes ciblés

