Palestine occupée: La CIJ ordonne à l’entité sioniste de respecter ses obligations

La Cour internationale de justice (CIJ), plus haute instance judiciaire des Nations unies, a rendu, hier mercredi un nouvel avis consultatif portant sur les responsabilités juridiques de l’entité sioniste dans les territoires palestiniens occupés, en particulier vis-à-vis des Nations Unies, des organisations internationales et des États tiers opérant dans la région.
Cet avis, adopté à l’unanimité par les juges de la Cour, intervient dans un contexte marqué par une aggravation de la crise humanitaire dans la bande de Ghaza, où les entraves à l’acheminement de l’aide, les attaques contre les infrastructures onusiennes et les restrictions imposées aux agences humanitaires ont suscité une vive inquiétude au sein de la communauté internationale.
Le président de la CIJ, Yuji Iwasawa, a rappelé que l’entité occupante est tenue, en vertu du droit international, de faciliter les programmes d’aide humanitaire mis en œuvre par les Nations Unies et leurs agences spécialisées, notamment l’UNRWA, chargée de l’assistance aux réfugiés palestiniens. La Cour a rejeté les justifications avancées par l’entité sioniste pour entraver ou sanctionner les activités de l’UNRWA, estimant que ces arguments «ne sont pas convaincants» et ne sauraient justifier la privation d’assistance à une population civile en détresse. L’un des points les plus marquants de l’avis concerne l’interdiction formelle de recourir à la famine comme méthode de guerre.
La CIJ a souligné que toute puissance occupante est juridiquement tenue de garantir les besoins fondamentaux de la population sous son contrôle, y compris l’accès à l’eau potable, à la nourriture, aux vêtements, aux abris, au combustible et aux soins médicaux essentiels. Le président Iwasawa a insisté sur le fait que la privation délibérée de ces éléments constitue une violation grave du droit international humanitaire. La Cour a également rappelé que l’entité sioniste doit assurer la protection du personnel de secours et respecter les privilèges et immunités accordés aux fonctionnaires des Nations Unies. Les attaques contre les installations onusiennes, les entraves à la circulation des convois humanitaires et les restrictions imposées aux missions internationales sont contraires aux engagements internationaux et aux principes fondamentaux de la Charte des Nations Unies.
Cet avis constitue le troisième arrêt rendu par la CIJ concernant les actions de l’entité sioniste depuis le début de son agression contre la bande de Ghaza, il y a plus de deux ans. En juillet dernier, la Cour avait déjà statué sur l’illégalité de l’occupation des territoires palestiniens. Elle avait également ordonné, dans le cadre de l’affaire du génocide portée par l’Afrique du Sud, que des mesures urgentes soient prises pour prévenir la commission d’actes génocidaires et garantir l’acheminement de l’aide humanitaire.
Sabrina G.