Fidèle à son style imprévisible mêlant déclarations tonitruantes et annonces spectaculaires, l’ancien président américain Donald Trump a une nouvelle fois créé la surprise. Lundi soir, sur son réseau Truth Social, il a affirmé qu’un accord de cessez-le-feu complet et global avait été conclu entre l’Iran et Israël, censé mettre fin à douze jours de guerre.Selon Trump, l’accord entrerait en vigueur par étapes à compter de 04h00 GMT mardi. L’Iran, aurait-il précisé, doit suspendre ses opérations militaires dans un premier temps, suivi par Israël douze heures plus tard. « Officiellement, l’Iran instaurera un cessez-le-feu, et après 12 heures, Israël entamera un autre », a-t-il écrit, avant d’ajouter : « Si l’accord est respecté pendant cette période, nous considérerons la guerre comme définitivement terminée ».
Il a conclu en déclarant : « Dans 24 heures, la guerre de 12 jours prendra officiellement fin. Le monde saluera cette paix tant attendue. »Mais cette annonce a été rapidement contredite par le ministre iranien des Affaires étrangères, Abbas Araghchi, qui a démenti l’existence d’un accord formel avec Israël. Dans un message publié sur X (anciennement Twitter), il a déclaré :« Il n’y a pas d’accord à ce stade sur un cessez-le-feu avec le régime sioniste. »
Il a toutefois précisé que l’Iran suspendrait ses frappes si Israël mettait un terme à ses agressions militaires :« Si le régime sioniste arrête son agression illégale contre le peuple iranien au plus tard à 04h00 du matin, heure de Téhéran, nous n’avons pas l’intention de poursuivre notre riposte. »
L’Algérie exprime sa vive inquiétude
Dans ce contexte de tensions régionales extrêmes, l’Algérie a exprimé, lundi soir, sa profonde inquiétude face à l’escalade au Moyen-Orient, notamment après les violations de la souveraineté du Qatar, visé par plusieurs frappes. Dans un communiqué publié par le ministère des Affaires étrangères, de la Communauté nationale à l’étranger et des Affaires africaines, Alger a déclaré :
« L’Algérie exprime sa vive préoccupation et sa profonde inquiétude face à l’escalade croissante qu’a connue la situation au Moyen-Orient, à la suite des violations de la souveraineté de l’État frère du Qatar et de son intégrité territoriale. »Le communiqué condamne fermement ces actes :« L’Algérie condamne ces violations flagrantes et inacceptables et réaffirme sa solidarité ainsi que son soutien à l’État frère du Qatar pour surmonter et faire face à cette épreuve. »Et d’ajouter, dans une mise en garde ferme contre les velléités hégémoniques dans la région :« À la lumière de cette escalade qui ne présage nullement d’un quelconque apaisement ou recul, l’Algérie appelle toutes les parties concernées par la sécurité et la stabilité du Moyen-Orient à conjuguer leurs efforts afin de faire échec aux plans criminels et destructeurs ourdis contre les États et les peuples de la région, à travers l’imposition d’une hégémonie absolue que l’agresseur israélien n’hésite désormais plus à afficher ouvertement, en toute impunité et sans reddition de comptes. »
Une paix encore incertaine
Alors que les déclarations s’enchaînent et que les contradictions se multiplient, l’avenir immédiat de la région reste suspendu à la réalité du terrain. L’annonce d’un cessez-le-feu global pourrait ouvrir la voie à une désescalade tant attendue, mais les doutes émis par l’Iran et les réactions régionales, notamment algériennes, montrent que la méfiance reste de mise.Le monde entier observe désormais avec prudence si les prochaines heures verront se confirmer les espoirs de paix… ou une nouvelle déflagration .
Farid B.

