Depuis le début de son agression contre l’Iran, l’entité sioniste a considérablement renforcé ses politiques de restrictions et de fermetures ciblant les Palestiniens, notamment en Cisjordanie occupée et à Al-Qods-Est, alerte la Coalition civique pour les droits des Palestiniens à Al-Qods dans un communiqué publié lundi.Selon cette organisation de défense des droits humains, l’occupation israélienne a mis en place près de 898 points de contrôle et barrages militaires, fragmentant les territoires palestiniens et isolant les villes les unes des autres, ainsi que de leurs zones rurales environnantes.
Des centaines de routes ont été bloquées, et des postes de contrôle érigés à l’entrée de la majorité des villes et villages palestiniens.« Ces mesures paralysent tous les aspects de la vie quotidienne : sociale, économique, sanitaire, éducative et religieuse », dénonce l’ONG.
Les restrictions touchent de plein fouet les agriculteurs, empêchés d’accéder à leurs terres, les étudiants, privés d’accès à leurs écoles et universités, et les commerçants, empêchés de rejoindre leurs lieux d’activité. En parallèle, les violences des colons se sont intensifiées, tout comme l’expansion des colonies illégales sur les terres palestiniennes.
Al-Qods isolée, la vieille ville verrouillée
L’organisation alerte en particulier sur l’isolement croissant d’Al-Qods (Jérusalem), séparée du reste de la Cisjordanie par un maillage de checkpoints et de barrières. La vieille ville est devenue une zone militarisée, fermée par des postes de contrôle policiers.
Seuls les résidents détenteurs d’une carte d’identité mentionnant une adresse dans ce périmètre peuvent y accéder.« Certaines personnes ont même été empêchées de rendre visite à leurs proches parce qu’elles vivent à l’extérieur de la vieille ville », souligne le communiqué.
Des quartiers entiers ont été hermétiquement fermés à l’aide de blocs de béton, notamment dans la zone du Mont des Oliviers, tandis que l’accès à la mosquée Al-Aqsa est désormais interdit aux musulmans vivant hors de la vieille ville, et parfois même à certains de ses habitants.
Un tissu économique asphyxié
La Coalition signale également la destruction progressive de la vie économique dans la vieille ville d’Al-Qods, où près de 90 % des commerces sont aujourd’hui fermés depuis le déclenchement de l’offensive sioniste contre l’Iran. Ce déclin économique s’ajoute à la pression psychologique et sociale que subissent quotidiennement les Palestiniens.
Un appel à la communauté internationale
Face à cette situation dramatique, la Coalition civique pour les droits des Palestiniens à Al-Qods appelle la communauté internationale à intervenir d’urgence. Elle exhorte à « mettre fin à la politique de fermeture imposée par l’occupant en Cisjordanie et à Al-Qods » et à garantir aux Palestiniens – musulmans comme chrétiens – leur liberté de culte. Elle invite également les États membres de l’Union européenne à activer efficacement les Lignes directrices de l’UE sur le respect du droit international humanitaire, afin d’obliger l’entité sioniste à se conformer aux normes du droit international.« Ce blocus systématique n’est rien d’autre qu’une politique de punition collective contre un peuple entier », conclut l’organisation
Farid B.

