UA: Remous autour de la candidature égyptienne à la vice-présidence de la Commission

Une décision surprise de l’Égypte risque de jeter un froid dans ses relations avec l’Algérie en plein sommet de l’Union africaine (UA). Le Caire a en effet présenté, à la dernière minute, une candidature pour le poste de vice-président de la Commission de l’UA, poste pour lequel l’Algérie avait proposé la candidature de Malika Haddadi, son ambassadrice en Éthiopie et auprès de l’organisation panafricaine. Cette démarche égyptienne inattendue soulève de nombreuses interrogations, d’autant plus qu’aucune campagne électorale n’a été menée en faveur de la candidate du Caire. Certaines sources s’interrogent sur les véritables motivations de cette décision, qui semble aller à l’encontre des relations traditionnellement étroites et marquées par une coordination approfondie entre l’Algérie et l’Égypte.Jusqu’à présent, Le Caire s’était engagé à soutenir la candidature de Malika Haddadi, diplomate chevronnée dont le profil et l’expérience avaient suscité un large soutien au sein de l’UA.
La présentation d’une candidature égyptienne concurrente à ce stade apparaît donc comme une démarche pour le moins surprenante et inhabituelle dans les relations entre les deux pays voisins. Cette décision de dernière minute sème le trouble et soulève des interrogations quant aux réelles intentions du gouvernement égyptien. Certains analystes s’interrogent sur les éventuelles pressions ou considérations qui auraient pu motiver ce revirement de position inattendu de la part du Caire.Dans les coulisses de l’UA, cette candidature égyptienne surprise alimente les spéculations et risque d’assombrir les relations bilatérales pourtant traditionnellement amicales entre l’Algérie et l’Égypte.
Les observateurs attendent désormais des éclaircissements de la part des deux pays afin de dissiper les zones d’ombre entourant cette décision pour le moins inhabituelle .

Farid.H

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