Retaille au menace l’Algérie:Polémique à l’Élysée

La démission fracassante d’Emmanuel Bonne, conseiller diplomatique de grande influence auprès du président Macron, sonne comme un désaveu cinglant de la politique étrangère française à l’égard de pays souverains comme l’Algérie. Ce départ symbolise le rejet des méthodes désuètes d’un néo-colonialisme décomplexé.Ségolène Royal, figure politique respectée, n’a pas mâché ses mots en liant cette démission aux propos irresponsables de certains ministres français à l’encontre de l’Algérie.
Les menaces et rodomontades de Bruno Retailleau, s’arrogeant un rôle qui n’est pas le sien, ne sont qu’une bien piètre tentative de dissimuler les échecs répétés de Paris.Un diplomate chevronné tel qu’Emmanuel Bonne ne saurait cautionner une telle dérive, ce ton arrogant et ce mépris des réalités qui minent l’influence de la France sur le continent africain. Le respect dont jouit l’Algérie, fer de lance de la dignité des peuples, est incom patible avec ces relents nauséabonds d’un passé révolu.Cette crise est révélatrice des contradictions qui minent la diplomatie française, engloutie dans les affaires intérieures au détriment d’une vision stratégique de long terme.
Lorsque des voix aussi discordantes que celles de Gabriel Attal remettent en cause des accords bilatéraux majeurs, comment s’étonner de l’exaspération d’un professionnel comme Bonne ?L’Algérie, riche de son Histoire et de ses luttes émancipatrices, n’entend nullement se laisser dicter sa conduite par d’anciens colons enserrés dans leurs certitudes périmées. Sa marche ininterrompue vers le progrès et la pleine souveraineté commande le respect et appelle à un partenariat d’égal à égal, loin des postures arrogantes et condescendantes .
M.M.

Laisser un commentaire