En ces temps décisifs où l’Union africaine se prépare à accueillir un nouveau président à la tête de sa Commission, une autre bataille tout aussi cruciale fait rage dans les sphères diplomatiques du continent. Il s’agit de l’élection imminente du vice-président, le deuxième poste le plus convoité au sein de cette institution panafricaine influente. Dans cette quête de pouvoir, quatre femmes arabes de renom ont fait acte de candidature, promettant une compétition acharnée et un dénouement des plus incertains.
L’Algérie fière de présenter Salma Malika Haddadi
Parmi les aspirantes à cette prestigieuse fonction, l’Algérie met en avant sa fière représentante, Salma Malika Haddadi. Cette diplomate accomplie de 47 ans a gravi les échelons avec brio, occupant des postes clés au sein du ministère algérien des Affaires étrangères et de la Communauté nationale à l’étranger. Son parcours l’a menée aux avant-postes de la diplomatie africaine, avec des affectations notables à Addis-Abeba, au Soudan du Sud et au Kenya. Récemment promue au rang de Directrice générale pour l’Afrique, Haddadi incarne l’expertise juridique et la sagacité diplomatique tant vantées de l’Algérie.
La Libye mise sur Najat Al-Hajjaji, icône des droits humains
De son côté, la Libye a jeté son dévolu sur Najat Al-Hajjaji, figure de proue de la lutte pour les droits de l’homme sur le continent. Ancienne ministre plénipotentiaire libyenne auprès de la mission des Nations Unies à Genève, Al-Hajjaji a forgé sa réputation en défendant inlassablement les causes justes et en promouvant les valeurs humanistes au cœur de l’Afrique.
Le Maroc porte les espoirs de Latifa Akharbach
Le Maroc, quant à lui, a choisi de miser sur l’expérience éprouvée de Latifa Akharbach. Ancienne ministre déléguée aux Affaires étrangères du Royaume, cette personnalité de premier plan a également représenté son pays en tant qu’ambassadrice dans plusieurs nations européennes.
Sa connaissance approfondie des rouages diplomatiques et sa compréhension intime des enjeux africains en font une candidate redoutable.
L’Égypte mise sur Hanan Morsi, experte économique Avertie
Enfin, l’Égypte a désigné Hanan Morsi comme sa championne dans cette course effrénée. Actuellement secrétaire exécutive adjointe et chef du département économique de la Commission économique des Nations Unies pour l’Afrique, Morsi apporte à la table des négociations une expertise financière et économique inestimable. Son passage remarqué à la Banque africaine de développement témoigne de sa maîtrise des dossiers cruciaux pour l’avenir du continent.
Alors que ces quatre diplomates chevronnées s’apprêtent à croiser le fer, l’Union africaine se tient au seuil d’une nouvelle ère. Quelle que soit l’issue de cette bataille épique, l’organisation panafricaine ne pourra que sortir grandie de cette compétition féroce, bénéficiant des talents et de la vision d’une de ces femmes exceptionnelles. L’avenir du continent se jouera dans les prochaines semaines, tandis que les regards se tournent vers Addis-Abeba, théâtre de cette joute diplomatique historique
Fateh H.
