Après des années d’attente, le projet d’ouverture des secteurs aériens et maritimes aux opérateurs privés se concrétise enfin en Algérie. Dans une déclaration encourageante, le ministre des Transports, Mohamed Habib Zahana, a révélé que trois entreprises ont déjà déposé leurs dossiers pour obtenir l’agrément nécessaire et investir dans le transport aérien.Bien que les sociétés en question restent anonymes pour l’instant, le ministre a indiqué qu’il s’agit d’acteurs économiques déjà établis dans d’autres domaines.
Une condition essentielle sera toutefois de disposer d’un financement suffisant pour mener à bien leurs projets aéronautiques.
Dans cette optique, les services du ministère accompagneront ces opérateurs afin de compléter leurs dossiers et concrétiser leurs ambitions.Mais le vent du changement ne souffle pas uniquement dans les airs. Le secteur du transport maritime de voyageurs sera également ouvert à la concurrence privée, venant épauler la compagnie nationale.
Une évolution stratégique pour dynamiser une industrie jusqu’ici fermée. Lors du séminaire sur la sécurité aérienne organisé par Air Algérie, le ministre a insisté sur l’importance d’investir massivement dans tous les leviers permettant de renforcer la sécurité aérienne, qu’il s’agisse des infrastructures, des flottes ou de la formation du personnel.
Un défi collectif pour ériger l’Algérie en leader régional et modèle international en la matière.
Cette ouverture progressive s’inscrit dans la feuille de route définie lors d’une réunion présidée par le ministre en mars dernier, rassemblant investisseurs, concessionnaires et organismes de financement. L’objectif était alors de lever les obstacles entravant l’investissement dans les transports aérien et maritime.De plus, la loi de finances 2022 a introduit des dispositions facilitant le dédouanement d’aéronefs d’occasion, une mesure supplémentaire pour encourager l’investissement dans l’aérien. Depuis, pas moins de 15 investisseurs dans l’aérien et 9 dans le maritime ont reçu un accord de principe
des autorités. Au total, 38 autorisations ont également été accordées à des opérateurs privés pour des activités maritimes urbaines allant de la pêche au tourisme en passant par la restauration flottante.Avec cette libéralisation progressive, l’Algérie ouvre grand les portes du ciel et des mers à une concurrence privée jusqu’ici inexistante. Un tournant décisif pour moderniser des secteurs stratégiques et stimuler l’investissement national. Un vent de renouveau qui promet de belles opportunités pour les entreprises pionnières .
Farid.H.
Libéralisation des transports: L’Algérie déploie ses ailes et ses voiles
