Face aux changements climatiques et aux risques naturels grandissants, la Protection civile algérienne se positionne comme un acteur incontournable, en constante évolution pour assurer la sécurité des citoyens et la gestion efficace des crises. C’est ce qu’a souligné le Colonel Farouk Achour, directeur d’information et des statistiques de ce corps, lors de son intervention à la Radio algérienne.
Adaptabilité et anticipation, maîtres mots de la Protection civile
Lors des récentes inondations dans le Grand-Sud, notamment à Bechar, la Protection civile a démontré sa capacité d’adaptation et d’anticipation face aux aléas climatiques. Grâce à la carte des risques majeurs, régulièrement mise à jour, les services ont pu cibler les zones inondables et organiser leurs interventions en conséquence. Le lâcher d’eau du barrage El Djorf a été effectué de manière préventive, et les équipes ont rapidement sécurisé les zones à risque le long des oueds.
Le dispositif d’accompagnement des citoyens (Swac), déployé dans chaque wilaya et commune, a joué un rôle crucial. Il a permis d’informer les décideurs, d’orienter les opérations de secours et de mobiliser les moyens nécessaires avec efficacité. Grâce à ce dispositif, la Protection civile a pu former ses éléments à la gestion des risques majeurs, notamment les inondations.
Une structure en constante modernisation
Pour faire face aux défis croissants, la Protection civile se dote de moyens techniques et humains renforcés. Une cellule de suivi opérationnelle 24h/24 supervise les interventions et prend les mesures urgentes nécessaires. Des plans opérationnels sont élaborés en amont, anticipant les scénarios les plus défavorables. De nouvelles équipes spécialisées ont été créées, comme le Sauvetage Aquatique (SAV) avec l’introduction de la plongée continentale. Les brigades d’intervention « spéciale inondation » sont passées de 60 à 1 200 éléments, renforçant la capacité de réponse sur le terrain.
Impliquer et sensibiliser les citoyens
Au-delà des moyens techniques, la Protection civile mise également sur la sensibilisation et l’implication citoyenne. Un vaste programme a permis de former 190 000 secouristes aux bonnes pratiques de premiers secours. L’objectif est d’atteindre un secouriste par famille, renforçant ainsi la résilience collective face aux crises. Après les inondations de Bechar, trois ministres ont été dépêchés sur place pour évaluer les dégâts et prendre les mesures nécessaires, dont l’indemnisation des sinistrés. Cette crise a démontré la réactivité et l’efficacité de la Protection civile, un corps d’élite en constante évolution pour relever les défis climatiques et assurer la sécurité des Algériens.
R.M.
