Lors d’une réunion informelle du Conseil de sécurité de l’ONU, intitulée « Ressources en eau douce et infrastructures connexes attaquées : protéger la vie des civils », le représentant permanent de l’Algérie auprès des Nations unies, Amar Bendjama, a lancé un appel fort à la communauté internationale pour agir face aux attaques visant les infrastructures hydrauliques dans les zones de conflit.« Unissons nos voix en solidarité avec les millions de personnes privées d’eau, ce besoin fondamental.
Il ne s’agit pas seulement de préserver la santé et la dignité humaines, mais de sauver des vies », a déclaré le diplomate algérien, insistant sur les conséquences dramatiques de ces attaques, notamment à Ghaza et au Soudan.Bendjama a souligné que le lien entre les atteintes aux services d’eau et d’assainissement et les violations des droits fondamentaux, comme le droit à la vie et à la santé, est non seulement évident mais extrêmement alarmant. Il a dénoncé le fait que le ciblage des réseaux hydrauliques entraîne des déplacements massifs de populations civiles, aggravant des crises humanitaires déjà critiques.Il a plaidé pour l’instauration d’un mécanisme d’alerte précoce chargé de surveiller les violations visant les infrastructures d’eau dans les zones en conflit.
Il a également appelé à une mobilisation internationale, notamment en termes de financements, pour permettre une remise en service rapide des systèmes d’approvisionnement en eau et d’assainissement endommagés par les combats.Par ailleurs, le représentant algérien a insisté sur la nécessité d’intégrer les attaques contre les installations hydrauliques dans les régimes de sanctions existants, afin d’assurer que les responsables soient identifiés et tenus pour comptables de leurs actes.Il a exhorté le Conseil de sécurité à activer tous les outils dont il dispose pour garantir la protection des ressources en eau et des infrastructures civiles y afférentes, particulièrement dans les contextes de guerre.
Cette réunion a été convoquée conjointement par l’Algérie, la Slovénie, le Panama et la Sierra Leone, et s’inscrit dans un effort plus large visant à renforcer la protection des civils pris au piège de conflits armés.
Déjà, lors du débat annuel du Conseil de sécurité sur la protection des civils, Amar Bendjama avait interpellé les membres de l’instance onusienne, dénonçant l’inaction face aux violations du droit international humanitaire dans la bande de Ghaza.
Il avait rappelé que le manque de protection des populations civiles n’est pas dû à l’absence de règles, mais bien à l’absence de volonté politique de les faire respecter .
Malik.M.

