Les festivités du Nouvel An amazigh, Yennayer 2976, ont été officiellement lancées depuis Alger en direction de Beni Abbès, sous l’égide du Haut-commissariat à l’amazighité.
La cérémonie inaugurale, organisée à l’aéroport international Houari-Boumediene, a marqué le départ d’une caravane culturelle vers la wilaya de Béchar, avant de rejoindre Beni Abbès, ville hôte des célébrations nationales. En présence de hautes personnalités de l’État, dont le président du Conseil de la nation Azouz Nasri, le président de l’Assemblée populaire nationale Brahim Boughali et le secrétaire général du HCA Si El Hachemi Assad, cet événement a donné le ton d’une commémoration placée sous le signe de l’identité, de la diversité et de l’unité nationale.
Beni Abbès, capitale culturelle de Yennayer
Du 10 au 12 janvier, Beni Abbès devient le cœur battant des célébrations avec un programme foisonnant mêlant arts, patrimoine et sciences.
La 6ᵉ édition du Prix du Président de la République pour la littérature et la langue amazighes constitue l’un des moments phares, consacrant la créativité et la recherche linguistique. Sous le slogan «De Beni Abbès, Yennayer brille pour une Algérie victorieuse», les festivités traduisent la fierté d’une nation unie dans sa diversité. Fresques artistiques, marché de Yennayer, expositions artisanales, spectacles et ateliers de traduction enrichissent cette mosaïque culturelle, tout en ouvrant la voie à l’innovation grâce aux espaces dédiés aux start-up.
Yennayer, héritage et transmission
Au-delà des réjouissances, Yennayer 2976 se veut un moment de réflexion et de transmission.
Une conférence scientifique met en lumière la dimension historique et civilisationnelle de cette fête, en rappelant son lien profond avec le calendrier agraire et les traditions ancestrales.
Un forum participatif destiné aux enfants, placé sous le thème « Yennayer : symbole de diversité et d’unité », sensibilise les jeunes générations aux valeurs de coexistence et d’appartenance.
Des ateliers de traduction d’ouvrages de l’arabe vers le tamazight viennent renforcer la dynamique de valorisation linguistique, tandis que les expositions et spectacles rappellent la vitalité d’un patrimoine qui continue de se réinventer.
Amina S.

