L’Organisation des Nations Unies a exprimé lundi sa vive inquiétude à la suite des frappes aériennes menées par les États-Unis sur le port pétrolier de Ras Issa, au Yémen, situé dans une zone contrôlée par les Houthis. Ces frappes, survenues jeudi et vendredi derniers, ont fait de nombreuses victimes, dont cinq travailleurs humanitaires blessés, selon les informations relayées par Stéphane Dujarric, porte-parole du secrétaire général de l’ONU, António Guterres.
Lors d’un point de presse à New York, M. Dujarric a précisé que les premières estimations faisaient état d’au moins 80 morts et de plus de 150 blessés. Un important incendie s’est déclaré sur le site après les bombardements, ne pouvant être maîtrisé que dans la matinée de lundi. De surcroît, une possible fuite de carburant dans la mer Rouge alimente de nouvelles inquiétudes environnementales.
L’ONU ne se limite pas à alerter sur les conséquences des frappes américaines. Elle condamne également les attaques perpétrées par les Houthis contre Israël ainsi que contre les navires transitant par la mer Rouge, exhortant ces derniers à cesser immédiatement toute agression.
« Nous appelons toutes les parties à faire preuve de la plus grande retenue et à mettre un terme à toute activité militaire dans la région et à ses abords », a insisté le porte-parole, soulignant la nécessité urgente de désescalade dans un contexte déjà tendu et instable.
L’ONU continue de suivre de près la situation au Yémen et dans les eaux stratégiques voisines, craignant que ces violences ne compromettent davantage les efforts humanitaires et la stabilité régionale.
Malik.M.
Yémen: L’ONU préoccupée par les frappes américaines

