Warda El Djazaïria: L’Opéra d’Alger ressuscite la Rose éternelle

Quatorze ans après sa disparition, l’Opéra d’Alger ravive la mémoire de Warda El Djazaïria, la «Rose de l’Algérie», l’une des plus grandes voix du tarab arabe.
Sous le haut patronage de la ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda, l’institution accueille «Les Nuits de Warda El Djazaïria» : deux soirées de gala et une exposition inédite.
La première soirée aura lieu le 22 mai et où se produira la Jordanienne Zein Awad, la Tunisienne Asma Ben Ahmed, et les Algériens Chaimaa Mallem et Sabri Ezzedine. La seconde soirée verra la prestation de la Libanaise Nadine Saab, accompagnée des Algériennes Hassiba Amrouche et Nadine Sebaa. Tous portés par l’orchestre symphonique de l’Opéra d’Alger Boualem-Bessaïh, sous la direction du maestro Amine Dehane.
Née à Paris en 1939 d’un père algérien et d’une mère libanaise, Warda chante très tôt Oum Kalthoum et Abdel Wahab. Engagée pour l’Algérie en guerre, elle quitte la France pour Beyrouth. Puis c’est Le Caire au début des années 1960, invitée par Riad Al Sunbati, elle conquiert les scènes arabes.
Sa rencontre avec Baligh Hamdi donne naissance à des chefs-d’œuvre intemporels, Batwanes Bik, Harramt Ahebak, Akdeb Aleik et Wahachtouni. Artiste complète, elle brille aussi au cinéma.
Après l’indépendance, Warda s’éloigne. Mais en 1972, à la demande du président Houari Boumédiène, elle remonte sur scène pour les célébrations du dixième anniversaire de l’indépendance. Son statut d’icône est scellé.
Au programme de cette commémoration une exposition de photographies rares, des objets personnels, des documents retraçant son parcours. Une dédicace du livre signé par son fils Riyad Kasri. Et une réunion de journalistes, musiciens et proches pour évoquer son influence, la modernité de son art et sa place dans la mémoire collective .
Amina S.