Dans un contexte international marqué par une intensification des violences au Proche-Orient et une mobilisation croissante pour la reconnaissance des droits du peuple palestinien, la Belgique a annoncé, par la voix de son ministre des Affaires étrangères Maxime Prévot, qu’elle reconnaîtra officiellement l’État de Palestine lors de la 80e session de l’Assemblée générale des Nations Unies, prévue du 9 au 23 septembre 2025 à New York. Cette décision, qualifiée de «forte et nécessaire», par le chef de la diplomatie belge, s’inscrit dans une volonté affirmée de répondre à la gravité du drame humanitaire en Palestine, notamment à Ghaza, et de condamner les violations répétées du droit international par l’occupant israélien. Elle vise également à accentuer la pression diplomatique sur le gouvernement israélien, en cohérence avec les principes de justice, de dignité et de souveraineté des peuples. «La Palestine sera reconnue par la Belgique lors de la session de l’ONU ! Et des sanctions fermes sont prises à l’égard du gouvernement sioniste», a déclaré Maxime Prévot sur le réseau X, soulignant l’urgence d’une réponse politique à la hauteur des souffrances endurées par les civils palestiniens. La Belgique rejoint ainsi un mouvement diplomatique mondial qui prend de l’ampleur.
Plusieurs pays européens et occidentaux ont récemment annoncé leur intention de reconnaître l’État de Palestine, dans le cadre d’une relance de la solution à deux États, fondée sur les résolutions internationales et le respect des frontières de 1967. En mai 2024, l’Irlande, l’Espagne et la Norvège ont franchi le pas en reconnaissant officiellement l’État de Palestine, suivis en juin par la Slovénie et l’Arménie.
En juillet 2025, la France a annoncé qu’elle s’engagerait dans cette voie, tout comme le Canada, l’Australie et le Royaume-Uni, ce dernier conditionnant sa reconnaissance à un cessez-le-feu durable et à des garanties de sécurité. Au-delà de l’Europe et de l’Amérique du Nord, cette dynamique s’inscrit dans une reconnaissance déjà largement acquise au sein du monde arabe, africain, asiatique et latino-américain. L’Algérie, la Tunisie, le Maroc, l’Égypte, la Jordanie, la Turquie, l’Afrique du Sud, le Brésil, le Mexique, le Chili, le Venezuela, Cuba, la Chine, la Russie, l’Inde, l’Indonésie et la Malaisie, entre autres, reconnaissent depuis plusieurs années l’État de Palestine et soutiennent activement sa pleine adhésion aux instances internationales.
Aujourd’hui, plus des trois quarts des États membres de l’Organisation des Nations Unies — soit environ 149 pays sur 193 — reconnaissent l’État de Palestine comme entité souveraine. Cette reconnaissance, longtemps freinée par des considérations géopolitiques, devient désormais un acte de responsabilité morale et politique face à l’impasse du conflit israélo-palestinien et à l’urgence d’une paix juste et durable. La Belgique, en s’alignant sur la Déclaration de New York, affirme sa volonté de contribuer à une solution fondée sur la cœxistence de deux États, vivant côte à côte dans la paix, la sécurité et le respect mutuel. Cette déclaration, soutenue par une coalition de pays engagés pour la paix, trace les contours d’un avenir fondé sur le droit international, la souveraineté des peuples et la fin de l’impunité. La Belgique, en s’alignant sur la Déclaration de New York, affirme sa volonté de contribuer à une solution fondée sur la cœxistence de deux États, vivant côte à côte dans la paix, la sécurité et le respect mutuel. Cette déclaration, soutenue par une coalition de pays engagés pour la paix, trace les contours d’un avenir fondé sur le droit international, la souveraineté des peuples et la fin de l’impunité .
Sabrina G.

