Venezeuela:Rodríguez exige la fin de l’ingérence américaine

La vice-présidente vénézuélienne Delcy Rodríguez, assumant l’intérim à la tête de l’État, a appelé dimanche dernier les États-Unis à respecter l’autonomie politique de son pays.
S’exprimant devant des travailleurs pétroliers dans l’État d’Anzoátegui, elle a déclaré : «Les ordres de Washington aux politiques vénézuéliens, ça suffit.
Que ce soit la politique vénézuélienne qui résolve nos divergences. Assez des puissances étrangères.»
Elle a également évoqué le coût élevé pour la nation des «conséquences du fascisme et de l’extrémisme». Ces déclarations interviennent dans un contexte de relations tendues entre Caracas et Washington. L’administration américaine avait précédemment exprimé son intention d’influer sur les décisions du Venezuela, une position perçue par certains observateurs comme une ingérence contraire au droit international.
Depuis qu’elle assure l’intérim, Delcy Rodríguez a engagé plusieurs réformes, dont la signature d’accords pétroliers avec des entreprises américaines, l’adoption d’une nouvelle loi sur les hydrocarbures, la libération de détenus politiques et l’ouverture de dialogues avec l’opposition.
La semaine dernière, la Maison-Blanche a évoqué une possible invitation de la dirigeante vénézuélienne aux États-Unis, sans fixer de date, après un échange téléphonique entre celle-ci et le président Donald Trump. La situation reste suivie de près, marquée par des positions diplomatiques fermes et des ajustements stratégiques de part et d’autre.
M. M.