Une première historique depuis 1946: Le président syrien reconnaît les droits nationaux des Kurdes

Le président syrien Ahmad al-Chareh a annoncé vendredi dernier un décret inédit consacrant les droits nationaux des Kurdes, alors que le pouvoir reste en conflit avec les forces kurdes qui contrôlent le nord du pays, soutenues par l’entité israélienne.
Pour la première fois depuis l’indépendance de la Syrie en 1946, la langue kurde obtient un statut officiel : elle pourra être enseignée dans les écoles, tandis que le nouvel an kurde, le Nowrouz, devient jour férié.
Dans un discours télévisé, le chef de l’État islamiste a affirmé que les Kurdes étaient «une partie intégrante de la Syrie» et s’est engagé à «garantir leurs droits», les invitant à «participer à l’édification du pays». Le décret prévoit également de restituer la nationalité aux Kurdes privés de citoyenneté après le recensement controversé de 1962, qui avait touché près de 20% de cette communauté.
Cette annonce intervient alors que les négociations pour appliquer l’accord signé en mars 2025, visant à intégrer les institutions civiles et militaires kurdes dans l’État syrien, sont dans l’impasse.
Durant la guerre civile (2011-2024), les Kurdes avaient consolidé leur contrôle sur de vastes territoires du nord et du nord-est, après avoir combattu l’organisation djihadiste État islamique avec l’appui d’une coalition internationale.
M. M.