Dans le cadre de la deuxième phase de son plan pour le Moyen-Orient, l’administration Trump a officiellement dévoilé, vendredi dernier, la composition du «Conseil de la Paix», une instance internationale de haut vol qui supervisera la gestion intérimaire et la reconstruction de la bande de Ghaza.
Ce conseil, dont la mission est d’encadrer un comité technocratique palestinien sur place, rassemble une constellation de figures politiques, diplomatiques et économiques de premier plan.
Il incarne la volonté américaine de structurer une gouvernance de transition pour ce territoire dévasté par plus de deux ans de guerre et de crise humanitaire aiguë, avec l’objectif affiché de créer les conditions d’une stabilité durable et d’une renaissance économique.
Piloté depuis Washington, le conseil comptera parmi ses membres les plus influents le secrétaire d’État américain, Marco Rubio, et l’envoyé spécial du président Trump pour les négociations internationales, Steve Witkoff. Jared Kushner, architecte du plan de paix et conseiller très écouté du président, y jouera également un rôle central, garantissant la continuité avec la vision initiale de l’accord. La présence de l’ancien Premier ministre britannique Tony Blair, fort de son expérience au sein du Quartet pour le Moyen-Orient, apporte une dimension internationale et une légitimité diplomatique supplémentaire à l’entreprise.
Le volet économique et financier de la reconstruction, un défi colossal, sera porté par des poids lourds du secteur. Le milliardaire américain et chef d’entreprise Marc Rowan, co-fondateur d’Apollo Global Management, est attendu pour mobiliser les investissements privés.
Il sera épaulé par le président de la Banque mondiale, Ajay Banga, dont l’institution sera cruciale pour canaliser et structurer l’aide internationale et les prêts de développement. Robert Gabriel, conseiller économique de confiance de Donald Trump, complète ce pôle. Sur le terrain, la coordination opérationnelle et le lien avec les acteurs locaux et internationaux seront assurés par un Haut Représentant pour Ghaza. Ce poste-clé a été confié à Nikolaï Mladenov, ancien coordinateur spécial des Nations unies pour le processus de paix, dont la connaissance approfondie du dossier et son réseau diplomatique sont considérés comme des atouts majeurs pour la phase de mise en œuvre.
Si la Maison Blanche n’a pas encore précisé la répartition détaillée des responsabilités au sein du conseil, la composition de cette instance envoie un signal fort : les États-Unis entendent piloter directement, avec des alliés choisis, la phase post- conflit à Ghaza.
L’enjeu sera de transformer cette supervision internationale en une action concrète et coordonnée, capable de répondre aux immenses besoins humanitaires de la population, de reconstruire les infrastructures anéanties, et de poser les bases d’une administration palestinienne efficace et autonome, première étape vers un avenir plus stable pour les habitants de Ghaza.
Malik M.
Le «Conseil de la Paix» pour Ghaza:Une équipe internationale lourde pour piloter la reconstruction
