L’Algérie participe activement aux audiences publiques de la Cour internationale de Justice (CIJ) à La Haye, qui se tiennent ce mardi dans le cadre de la procédure consultative engagée concernant les obligations juridiques de l’entité sioniste vis-à-vis des activités de l’UNRWA (Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient) dans les territoires palestiniens occupés. Cette intervention orale s’inscrit dans la continuité de l’engagement de l’Algérie, qui avait déjà soumis un mémoire écrit dans le cadre de la phase écrite de cette procédure.
La CIJ, saisie à la demande de l’Assemblée générale des Nations unies, examine les responsabilités qui incombent à l’entité sioniste en vertu du droit international, notamment en matière de droits de l’Homme, de droit international humanitaire et de respect des mandats des agences onusiennes, telles que l’UNRWA.La délégation algérienne, présente à La Haye, est conduite par Mme Maya Sahli Fadel, experte reconnue dans les domaines des droits de l’Homme et vice-présidente de la Commission africaine des droits de l’Homme et des peuples (CADHP).
Elle est accompagnée de Mme Samia Bourouba, éminente juriste en droit international et membre de la Commission de l’Union africaine sur le droit international (CUADI). Ces deux représentantes incarnent l’expertise algérienne dans le domaine juridique et diplomatique, mais aussi la fidélité historique de l’Algérie à la cause palestinienne.La participation de l’Algérie revêt une dimension politique et symbolique forte : elle s’inscrit dans la tradition de soutien constant à la lutte du peuple palestinien pour ses droits légitimes, en particulier à l’autodétermination et à la fin de l’occupation.
À travers cette audience, l’Algérie entend défendre non seulement la légalité internationale, mais aussi la légitimité d’une institution comme l’UNRWA, pilier essentiel dans la protection et l’assistance aux réfugiés palestiniens, souvent entravée ou dénigrée par l’occupant israélien.
Au total, quarante pays, dont l’Algérie, ainsi que quatre organisations internationales majeures – les Nations Unies, la Ligue arabe, l’Union africaine et l’Organisation de la coopération islamique (OCI) – prennent part à ces audiences publiques qui se poursuivront jusqu’au 2 mai. Chacune de ces interventions orales vise à éclairer la Cour sur les aspects juridiques, humanitaires et politiques liés aux obligations de l’entité sioniste vis-à-vis des Palestiniens et du mandat de l’UNRWA.
À travers sa participation, l’Algérie réaffirme sa position de principe en faveur du droit international, du respect des résolutions onusiennes, et surtout de la solidarité indéfectible avec le peuple palestinien. Une voix forte, juridique et morale, qui résonne dans l’enceinte la plus élevée du droit international à La Haye.
Farid B.

