Contrairement à l’idée largement répandue selon laquelle l’eau de la Terre provient de collisions violentes avec des astéroïdes glacés, une théorie plus douce émerge grâce aux travaux de Quentin Kral, astrophysicien à l’Observatoire de Paris-PSL. Selon cette hypothèse, les astéroïdes glacés situés dans leur ceinture auraient libéré de la vapeur d’eau sous l’effet du rayonnement solaire. Initialement protégés par un disque de gaz, ces astéroïdes restent extrêmement froids pendant des millions d’années.
Une fois le gaz dissipé, la chaleur solaire transforme leur glace en vapeur, formant un disque d’eau en orbite autour du Soleil. Ce « grand bain cosmique » aurait ensuite contribué à hydrater notre planète, déposant progressivement de l’eau sur sa surface.
Cette théorie novatrice, testée à travers des simulations numériques, semble plausible mais nécessite encore une validation par des observations. Un télescope terrestre de grande puissance, basé au Chili, est actuellement chargé de collecter des données pour confirmer ou affiner ce modèle dans les semaines à venir. Cette vision alternative, surnommée la théorie de « l’arrosoir spatial », pourrait bouleverser notre compréhension des origines de l’eau sur Terre.
Une nouvelle théorie sur l’origine de l’eau terrestre: L’arrosoir spatial

