Pour la première fois de son histoire, l’argent métallique a franchi la barre symbolique des 75 dollars l’once ce vendredi 26 décembre, enregistrant des pics à plus de 75,60 dollars.
Cette performance exceptionnelle vient couronner une année 2025 record, au cours de laquelle le métal précieux a vu sa valeur s’envoler de plus de 150% — sa plus forte progression annuelle depuis 1979, dépassant même celle de l’or. Cette hausse spectaculaire s’explique par un contexte géopolitique et économique particulièrement instable, qui pousse les investisseurs vers les actifs-refuges.
La flambée des cours est largement attribuée à l’escalade des tensions entre les États-Unis et le Venezuela. L’administration Trump a intensifié sa pression militaire dans les Caraïbes, instaurant un blocus naval visant les pétroliers vénézuéliens, accusés de financer le trafic de stupéfiants.
Ces mesures, accompagnées de saisies et de frappes, ont ravivé les craintes d’un conflit élargi et accéléré la fuite des capitaux vers les métaux précieux.
Parallèlement, le dollar américain perd de son attrait, fragilisé par les incertitudes liées à la politique économique de Donald Trump et aux anticipations de nouvelles baisses de taux de la Réserve fédérale.
Dans ce contexte, l’argent et l’or redeviennent des valeurs de protection privilégiées.
Cette tendance profite à l’ensemble du secteur, le platine et le palladium suivant également une trajectoire haussière. En cette fin d’année, la faible liquidité des marchés amplifie les mouvements, créant un terrain propice à une volatilité accrue.
Les analystes envisagent désormais de nouveaux sommets possibles en 2026, notamment si les baisses de taux se confirment et que les tensions géopolitiques persistent.
L’argent, longtemps considéré comme le «petit frère» de l’or, s’impose ainsi comme un actif stratégique dans un monde incertain, à la fois refuge financier et pilier de la transition industrielle.
S. A.
Une envolée historique portée par la tempête géopolitique: L’argent métallique à plus de 75 $ l’once

