La ministre de la Culture et des Arts, Malika Bendouda, a engagé une concertation directe avec des représentants du secteur cinématographique.
Cette rencontre, organisée sous forme de discussions ouvertes, avait pour objectif de construire une vision commune pour l’avenir du 7ᵉ art national.
Cette initiative s’inscrit dans une approche participative visant à associer pleinement les professionnels à la réflexion sur le développement culturel. L’ambition est de poser un diagnostic précis sur la réalité du cinéma algérien, d’en identifier les freins structurels et de définir les leviers nécessaires à son essor, tant sur le plan national qu’international.
Les échanges ont balayé l’ensemble de la chaîne de valeur. Les participants ont abordé la nécessité de renforcer la formation, d’améliorer les conditions de production et de mieux structurer la filière.
La question cruciale de la distribution et de la revitalisation du parc de salles, maillon essentiel pour reconnecter les œuvres avec leur public, a également été au cœur des débats, de même que l’adaptation aux nouveaux modes de consommation et aux outils numériques de promotion.
La rencontre a mis en lumière la volonté d’ouvrir des perspectives concrètes pour la relance. Un accent particulier a été mis sur le soutien aux talents émergents, avec l’éventuelle mise en place d’un programme dédié aux premiers films et aux jeunes producteurs. L’objectif est clair : favoriser l’émergence d’une nouvelle génération de créateurs pour assurer le renouvellement et la pérennité de la production nationale. Enfin, les professionnels ont insisté sur l’importance de renforcer les synergies entre la production cinématographique et la production télévisuelle, afin d’optimiser les ressources et les compétences. Le rôle des start-up et des projets innovants a été souligné comme un moteur essentiel pour moderniser le secteur et impulser la dynamique de renaissance attendue.
A.S.
Une concertation nationale pour redynamiser le 7e art algérien:Bendouda en mission pour le cinéma

