Une autre victoire pour le Sahara occidental dans le secteur de la pêche: Et le Maroc compte ses échecs…

Alors que le régime du Makhzen poursuit ses manœuvres visant à faire croire que l’ONU a, par le biais de la dernière résolution du Conseil de sécurité 2797, reconnu la marocanité du Sahara Occidental, un autre rebondissement sur le terrain vient démentir cette thèse .
Cette fois, c’est le système de certification basé aux Pays-Bas, l’Aquaculture Stewardship Council (ASC), qui a décidé de se retirer du Sahara occidental occupé jusqu’à ce que «le processus d’autodétermination soit achevé sur le territoire ».
C’est l’Observatoire international de surveillance des ressources naturelles au Sahara occidental, Western Sahara Resource Watch (WSRW), qui en a fait l’annonce sur son site Web, précisant avoir été informé par le directeur technique d’ASC, Alastair Dingwall, de cette décision qui met fin à sa collaboration avec «Azura Aquaculture». Cette dernière dont le certificat ASC actuel expire le 3 juillet 2026 «ne sera pas éligible au renouvellement», a affirmé Alastair Dingwall, dans son courrier adressé à WSRW, estimant sur la base de la position des Nations unies, que «toute activité au Sahara Occidental exige une procédure de diligence raisonnable renforcée en matière de droits humains».
Jugeant qu’il est actuellement impossible de mener à bien une telle procédure, ASC qui est la référence mondiale du secteur aquacole, a décidé d’«interrompre ses activités au Sahara Occidental», jusqu’à ce que «le processus d’autodétermination soit achevé sur le territoire».
Pour WSRW, ASC a, par cette décision, assumé «pleinement ses responsabilités».
Cela «contraste fortement avec des systèmes comme MarinTrust et GlobalG.A.P., qui affichent des normes strictes sur le papier, mais ferment les yeux sur leur application», a déploré Erik Hagen de l’ONG WSRW, cité par l’agence de presse sahraouie. C’est donc un autre camouflet pour l’occupant marocain qui refuse, ou plutôt fait semblant de ne pas voire la réalité telle que vue par la grande majorité des États siégeant à l’ONU et par différentes institutions, organisations internationales et autres systèmes de certification dans différents secteurs. Celui de la pêche en fait partie avec cette nouvelle annonce de ASC qui s’aligne sur la légalité internationale en respectant la préservation des richesses aquacoles propriétés du peuple du Sahara occidental, comme l’a statué d’ailleurs la Cour de Justice de l’Union européenne (CJUE) en 2024. Cette dernière avait, rappelons-le, réaffirmé que le Maroc «n’exerce aucune souveraineté sur le territoire ni sur les eaux du Sahara Occidental», annulant tous les accords commerciaux de l’UE concernant ce territoire. Ce nouveau rebondissement sur le plan économique coïncide avec une autre claque contre le Maroc, sur le plan politique. Samedi dernier, le ministère somalien des Affaires étrangères a apporté un démenti catégorique aux informations rapportées par la presse et selon lesquelles ce pays serait favorable pour une prétendue souveraineté marocaine sur le Sahara occidental.
Tout en prenant acte de la résolution 2797 du Conseil de sécurité, la Somalie a exprimé «son plein soutien aux efforts déployés par le Secrétaire général de l’ONU et son Envoyé personnel pour relancer le processus politique au Sahara occidental» .
Farid B.