Le sol afghan a de nouveau tremblé, plongeant l’est du pays dans une tragédie d’une ampleur inédite. Un puissant séisme de magnitude 6 a frappé les provinces montagneuses de Kunar et Nangarhar dans la nuit de lundi à mardi, provoquant la mort d’au moins 1 124 personnes, blessant plus de 3 251 autres et détruisant plus de 8 000 habitations, selon les chiffres communiqués par la Société du Croissant-
Rouge afghan. Les secousses, survenues à une faible profondeur de 10 kilomètres, ont surpris des milliers de familles endormies dans leurs maisons de terre et de briques, particulièrement vulnérables aux effondrements. Le bilan humain, déjà dramatique, pourrait encore s’alourdir. De nombreuses personnes seraient toujours ensevelies sous les décombres, dans des zones difficilement accessibles.
Ehsanullah Ehsan, responsable provincial de la gestion des catastrophes, a confirmé que les opérations de sauvetage se poursuivent dans les villages les plus touchés. L’accès aux zones reculées, notamment le long de la frontière pakistanaise, reste entravé par des routes étroites, des glissements de terrain et des conditions météorologiques défavorables. Des engins lourds ont été mobilisés pour dégager les voies, tandis que des ambulances et des hélicoptères tentent de rejoindre les sinistrés et d’évacuer les blessés vers les hôpitaux de Kaboul et de Nangarhar.Le coordinateur de l’ONU en Afghanistan a exprimé sa vive inquiétude, soulignant que l’ampleur de la catastrophe dépasse les capacités locales.
Les Nations Unies, par l’intermédiaire de l’UNICEF, ont lancé une mobilisation d’urgence : des médicaments, des tentes, des vêtements chauds, des bâches, des produits d’hygiène et de l’eau potable sont acheminés vers les zones sinistrées. Des milliers d’enfants sont en danger immédiat, privés de toit, de soins et de nourriture. Ce séisme rappelle la vulnérabilité extrême de l’Afghanistan, situé au croisement des plaques tectoniques indienne et eurasienne, et régulièrement frappé par des catastrophes naturelles meurtrières. Dans un pays déjà fragilisé par des décennies de guerre, de pauvreté et d’isolement diplomatique, chaque secousse devient un drame national.
Les appels à l’aide se multiplient. Les autorités locales, les ONG et les agences onusiennes exhortent la communauté internationale à intensifier son soutien. Le peuple afghan, une fois de plus, fait face à l’épreuve avec courage, mais les besoins sont immenses et urgents .
Malik.M.
Un séisme ravageur fait plus de 1 100 morts, et des villages rayés de la carte: L’Afghanistan meurtri

