Un levier pour ses infrastructures: L’Afrique dispose de 4 400 milliards de dollars de capitaux domestiques

Selon un nouveau rapport de l’Africa Finance Corporation (AFC) présenté jeudi dernier à Nairobi lors du sommet «Africa We Build», les capitaux domestiques non bancaires du continent africain atteignent désormais 4 400 milliards de dollars. Une somme colossale qui démontre, selon l’institution financière panafricaine, la capacité de l’Afrique à financer elle-même ses projets d’infrastructure les plus stratégiques.
Le rapport intitulé «2026 State of Africa Infrastructure Report» souligne que les pays africains pourraient bien mieux mobiliser leurs ressources locales – en particulier les fonds de pension – pour construire routes, ports, réseaux de fibre optique et autres équipements structurants.
À eux seuls, les actifs non bancaires (assurances et pensions) dépassent les 2 000 milliards de dollars sur l’ensemble du continent, plaçant l’Afrique en position de force pour investir dans la modernisation, l’industrialisation ainsi que les transitions verte et numérique. «L’Afrique dispose bel et bien de capitaux. Le défi pour l’avenir consiste à les déployer dans les secteurs productifs de l’économie, afin de catalyser la transformation dont le continent a besoin», a déclaré Samaila Zubairu, président-directeur général de l’AFC, une institution multilatérale notée «investment grade».
M. Zubairu a précisé que cette épargne locale pourrait être orientée vers des infrastructures transfrontalières de transport, des zones de transformation agricole, des centres de données et des pôles logistiques. Objectifs : renforcer la compétitivité des exportations africaines et stimuler massivement la création d’emplois sur le continentn.
S. A.