La ville de Timimoun s’apprête à vivre une semaine exceptionnelle consacrée au 7e art africain avec le lancement de la première édition du Festival international du court-métrage, prévu du 13 au 18 novembre. Placé sous l’égide du ministère de la Culture et des Arts, ce rendez-vous inédit met en lumière un format cinématographique souvent relégué au second plan dans les grands festivals, mais porteur d’une force créative singulière.
Dans le décor majestueux du Gourara, les projections se dérouleront en plein air, sous un ciel étoilé, offrant aux cinéphiles une expérience immersive où la magie du cinéma se mêle à la beauté des oasis.
Unique festival de cinéma organisé dans le sud algérien, l’événement ambitionne de replacer le court-métrage au centre de la scène culturelle et de faire de Timimoun un carrefour artistique africain.
Sa philosophie repose sur l’encouragement de l’innovation, le soutien aux jeunes talents et la célébration de la diversité culturelle.
Le programme propose un véritable voyage cinématographique avec des films issus de 31 pays :
19 courts-métrages de fiction, 13 documentaires et 15 œuvres en compétition nationale. À cela s’ajoutent des projections hors compétition, dont l’initiative «Carte blanche» confiée au cinéaste algérien Abdenour Zahzah, qui offre une mosaïque de regards sur l’Algérie contemporaine à travers des récits simples, parfois durs, souvent tendres, mais toujours sincères.
Le Sénégal, invité d’honneur de cette première édition, sera mis en avant avec une sélection de cinq films illustrant la richesse de sa culture et la modernité de son regard sur des thèmes universels tels que la famille, la mémoire, la jeunesse ou la quête de soi.
Le festival s’ouvrira avec l’avant-première africaine du documentaire Boomerang atomic de Rachid Bouchareb, qui revient sur l’essai nucléaire français de 1960 à Reggane, un événement ayant marqué durablement les terres et les populations du Sahara.
La clôture sera assurée par Patience, Sabali de Valentin Guiod, une coproduction entre le Sénégal, l’Algérie et la France. Entre drame et comédie musicale, ce film raconte l’exode de Moudou et la résilience de sa migration, avec la participation remarquée d’Omar Sy et de Dj Snake .
A. S.

