Le Haut-Commissaire des Nations unies aux droits de l’homme, Volker Türk, a sévèrement dénoncé mardi dernier l’adoption par l’entité sioniste d’une nouvelle loi instaurant la peine de mort, un texte taillé sur mesure pour ne viser que les Palestiniens. Selon lui, l’application de cette législation constituerait «un crime de guerre».
Dans un communiqué sans équivoque, Volker Türk a qualifié ce texte de «profondément discriminatoire» et «manifestement incompatible avec les obligations internationales de l’entité sioniste, notamment en ce qui concerne le droit à la vie». Il a exigé son «abrogation sans délai».
«L’application de ce texte discriminatoire aux habitants du territoire palestinien occupé constituerait une violation supplémentaire et particulièrement grave du droit international. Il s’agirait d’un crime de guerre», a-t-il martelé.
Le Haut-Commissaire a également exprimé de vives inquiétudes quant au non-respect des droits de la défense que ce texte implique.
«La peine de mort est profondément incompatible avec la dignité humaine et fait peser le risque inacceptable d’exécuter des innocents», a-t-il rappelé.
Par ailleurs, Volker Türk s’est alarmé d’un autre projet de loi actuellement examiné par le parlement de l’entité sioniste, visant à créer un tribunal militaire spécial chargé exclusivement de juger les Palestiniens pour des faits liés à la résistance à l’occupation depuis le 7 octobre 2023.
«Ce texte institutionnaliserait une justice discriminatoire et partiale», a averti le Haut-Commissaire.
Il a souligné que ces mesures législatives ne feront qu’aggraver la violation par l’entité sioniste de l’interdiction de la ségrégation raciale et de l’apartheid, «en ciblant de manière discriminatoire les Palestiniens, souvent condamnés à l’issue de procès inéquitables».
Ces prises de position fermes du plus haut responsable onusien des droits humains interviennent alors que la communauté internationale suit avec une inquiétude croissante la dérive législative en cours, que les organisations de défense des droits humains dénoncent comme une étape supplémentaire vers une justice à deux vitesses, aux conséquences potentiellement irréversibles .
Malik M.
«Un crime de guerre discriminatoire»:L’ONU condamne la loi sioniste sur la peine de mort

