Le ministre des Travaux publics et des Infrastructures de base, Lakhdar Rekhroukh, a donné ce lundi le coup d’envoi des travaux du tronçon central du projet ferroviaire minier de l’Est. Selon un communiqué de l’Agence nationale d’études et de suivi des investissements ferroviaires, ce tronçon est divisé en deux parties : la première relie Dreïaa à Souk Ahras et Bouchegouf sur une distance de 121 kilomètres, tandis que la seconde connecte Dreïaa à Oued El Kebrit sur 30 kilomètres.
En raison de la complexité du relief et de l’ampleur des travaux, la réalisation de la première partie a été confiée à un groupement d’entreprises chinoises et algériennes. Ce tronçon, considéré comme le plus difficile, comprend la construction de plus de 26 kilomètres de grands ponts ferroviaires ainsi que le creusement de près de 10 kilomètres de tunnels. Quant à la seconde partie, elle a été attribuée à un groupement d’entreprises publiques algériennes.
Le ministre a entamé sa visite de travail dans la commune de Chihani, dans la wilaya d’El Tarf, où il a inspecté le premier tronçon du projet ferroviaire minier de l’Est, reliant Annaba à Bouchegouf sur 54 kilomètres. Au point kilométrique 29, il a suivi une présentation détaillée sur l’avancement des travaux, exprimant sa satisfaction quant au rythme actuel de réalisation, malgré les défis techniques liés aux tunnels et aux ponts. Il a également exhorté tous les intervenants à accélérer davantage le rythme des travaux et à mobiliser davantage de ressources humaines et matérielles pour respecter les délais impartis.
Ce projet stratégique de modernisation et de doublement de la ligne ferroviaire minière de l’Est, s’étendant sur 422 kilomètres d’Annaba au nord à Tébessa au sud, représente un enjeu majeur pour l’Algérie. Une fois achevé, il permettra le transport de plus de 10 millions de tonnes de phosphate extraites de la région de Belad El Hadba à Tébessa, ainsi que leur transformation et leur exportation. Il ouvrira également des perspectives économiques prometteuses pour les wilayas frontalières et renforcera les lignes de transport de passagers et de marchandises dans plusieurs régions de l’Est algérien.
Tunnels, ponts et phosphate : Les défis du projet ferroviaire de l’Est

